Sommaire

 

 

 

 

 

1.     LE MOT DU PRESIDENT. 2

2.     In memoriam.. 3

3.     COMPTE-RENDU de l’ASSEMBLÉE GENERALE.. 4

4.     AG 2008. 6

5.     Du format de nos Armées et de la Réforme Générale des Politiques publiques. 7

6.     LE DEBUT DE L’INTERVENTION MILITAIRE FRANCAISE AU TCHAD.. 9

7.     1940, Grande Bretagne, engagée volontaire. 11

8.     UNE JOURNÉE DE TRÊVE PAS ORDINAIRE.. 12

9.     ENFANT D’HANOÏ. 14

10.       L’HONNEUR DE VIVRE.. 17

12.       DPLV- Languedoc sud / « INFO, DERNIERES »  20/06/08. 20

 

 


 

 

1.        LE MOT DU PRESIDENT

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Je bats le fer quand il est chaud ! Je saute sur ma feuille au retour d’une visite de l’Abbaye de Fontfroide en compagnie de mon épouse et des camarades de notre Association. Vous trouverez par ailleurs le compte rendu de cette journée avec tous les détails sur la beauté artistique et l’éclatante ferveur religieuse qu’a exigée sa construction.

Un regret toutefois : le petit nombre des participants. Nous n’étions que treize, à la suite il est vrai de la défection de dernière heure de notre ancien président Arsaguet et de son épouse empêchés au dernier moment. L’ambiance était chaleureuse, le repas excellent et je tiens à remercier tous les camarades qui sont venus, les Monchotte, Bouthier,  Lopez, Mme Thaite, Schmitz, l’Ambassadeur Paul Blanc, avec une mention spéciale pour Michel BAIN qui conduisait le petit car, réduisant ainsi les frais engagés en l’absence d’un conducteur de l’Agence.

Je m’attarde un peu sur ce manque de participants, car il est important  pour la vie de notre Section que nous nous retrouvions plus souvent et que nous échangions nos joies et nos peines en toute convivialité. Or nous faisons beaucoup pour que la participation financière soit modeste et le nombre de sorties peu élevé(deux par an). Je sais qu’aucun de nous n’est de prime jeunesse, que certains ont des problèmes de santé, mais sur le nombre d’adhérents de la Section, nous aurions pu tout de même être un peu plus nombreux, ne pensez vous pas ?

Bon, tirons un trait, nous continuerons à vous solliciter.

Parmi les bonnes nouvelles, retenons l’excellente réussite de notre dernière Assemblée Générale à Sète. Grâce à l’action de l’Ambassadeur nous avons bénéficié de la belle salle Georges Brassens et de la fanfare municipale, ce qui nous a permis le Maire en tête avec Mme Latapie de l’ONAC, de traverser en musique une partie de Séte jusqu’au Monument aux Morts sous les applaudissements des nombreux spectateurs. Merci à Mr le Maire Commeines, et aussi à notre trésorier Lopez qui, sur ses terres, s’est dépensé sans compter pour la réussite matérielle de cette manifestation C’est ainsi que nous contribuons au rayonnement de notre Association. Et ce n’est peut-être pas fini, car j’ai déjà été contacté par le nouveau maire de la Grande Motte qui propose, pour notre prochaine A.G., de mettre à notre disposition gratuitement une salle pour la réunion, et de prendre à sa charge l’apéritif. Nous n’avons encore rien décidé, mais cette invitation prouve la vitalité de notre Section.

Autre bonne nouvelle, le ralliement à notre Section de trois candidatures, dont celle déjà acceptée d’un général parachutiste colonial. Notre Section continue donc à vivre et à prospérer. Je compte sur vous pour qu’elle continue dans le bon chemin.

Et à bientôt pour une réunion de secteur, suivie d’un repas, où nous serons j’espère nombreux.

                       

   Le Président Roger FIORIO

2.          In memoriam : « de les avoir côtoyés nous honorent ».

 

 

 
                                        Solange BOISSONNIS, décédée le 16 oct-2007 à l’âge de 80 ans.

                                       Engagée volontaire à 18 ans pour la durée de la guerre à Alger en 1943, Solage         1943, Solange avait participé à la libération de l’Ile d’Elbe, au débarquement      débarquement de Provence, aux durs combats du Doubs et d’Alsace et jusqu’à     et jusqu’à DACHAU comme ambulancière au sein de la section de                                        ramassage du 25ème bataillon médical, au sein de la 9ème DIC.

1944

 
                                       Elle était chevalier de la Légion d’Honneur, Médaillé militaire, titulaire    de 2 citations à l’ordre du régiment reconnaissant son mépris du     danger et son esprit de sacrifice « ayant acquis définitivement                                        l’estime des combattants ».

 

Albert VAN GYSEHEM,

 

 

 

Albert VAN GYSEHEM, décédé le 2 janvier 2008 à l’âge de 95 ans.

 Matelot/mécanicien en 1931, Albert rejoint le gal de GAULLE et les FFL à Londres le 1er juillet 1940. A bord du Léopard, de l’Aconit, de la Combattante, il participe à de nombreux combats, soldés par deux sous-marins allemands coulés, son navire étant lui-même torpillé et coulé deux fois, totalisant 65 mois de mer en opérations de 1939 à 1945. Nommé 1er maître pour faits de guerre en 1942, Van Gysehem était officier de la Légion d’Honneur, Médaillé militaire, titulaire de 4 citations (2 collectives) dont une à l’ordre de l’Armée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean  CARRIERE, décédé le 23 déc-2007 à l’âge de 83 ans.

ORSA à compter du 1/11/1954, il est admis dans l'armée d'active le 1/10/1958 avant de demander sa mise à la retraite en tant que capitaine le 31/12/1973 et d'être nommé commandant à titre honoraire. De 1955 à 1961 il effectue plusieurs séjours opérationnels en Algérie (Constantinois, Oranie), Chef de section, lieutenant de tir, officier de renseignements, observateur aérien, il obtient la Croix de la Valeur Militaire avec trois citations (régiment, brigade, division) qui mettent en exergue, entre autres belles qualités de combattant, son sang-froid, son courage, son esprit d'initiative. Une carrière partagée entre l'artillerie, l' ALA T, les services du Génie. Il était chevalier de la Légion d'Honneur et officier de l'Ordre National du Mérite.

 

 

 

 

 

 

Gustave LE GUEN, décédé le 1er août 2007 à l’âge de 90 ans.

Il avait participé à la campagne de France 1939/1940, puis il avait rejoint les Forces Françaises de l’Intérieur, poursuivant le combat contre les Forces de l’Axe après le débarquement, au sein de la 3ème DIA. Gustave LE GUEN était chevalier de la Légion d’Honneur, Médaillé militaire, Chevalier de l’Ordre national du Mérite, titulaire de 3 citations, 2 sur sa Croix de guerre 39/45, 1 sur sa Croix de la valeur militaire.

 

Benjamin MARTIN, décédé en octobre 2007 à l’âge de 92 ans.

Membre de l’Education nationale, notre ancien avait participé à la 2ème guerre mondiale comme fantassin (3ème RI, campagne de France). Lieutenant honoraire, Benjamin MARTIN était chevalier de le Légion d’Honneur. Sa croix de guerre 39/45 s’ornait de 2 citations. Il avait été blessé au combat.

 

Maurice WOIGNIER, décédé le 28 février 2008

St Cyrien, colonel des Troupes de Marine, Maurice WOIGNIER avait servi en Indochine et en Afrique où il avait contracté une maladie tropicale qui l’avait obligé à la sédentarité. Passionné d’histoire, Maurice était diplômé de l’Université.

 

 

3.         COMPTE-RENDU de l’ASSEMBLÉE GENERALE du  8 avril 2008

SETE/salle Brassens

 

Notre AG annuelle s’est tenue à Sète, dans la grande Salle Brassens imbriquée dans le parking des Halles, ce qui est bien pratique à condition de trouver le bon itinéraire d’accès dans le dédale des rues de Sète !

Très bien préparée par nos sétois, l’ambassadeur Paul Blanc et notre trésorier, Jean-Pierre LOPEZ, elle est ouverte par le président Roger FIORIO vers 09H45.

Après avoir honoré la mémoire de nos camarades qui ont quitté cette terre en 2007 et début 2008 par une minute de silence : Solange BOISSONNIS, Jean CARRIERE, Roger LALEVEE, Gustave LE GUEN, Benjamin MARTIN, Albert VAN GYSEGHEM, Maurice WOIGNIER... et avoir félicité les promus dans les Ordres Nationaux : Gabriel FERRADOU et Jacques ROUX, OFF / LH – Jean-Pierre LOPEZ, OFF / ONM,

 

Le président constate sa validité : 30 présents, 40 pouvoirs.

Il exprime sa satisfaction d’avoir tenu les objectifs fixés à l’AG 2006 : participation aux cérémonies patriotiques / repas par secteurs / participation au Congrès national / promotion des valeurs de la LH dans les établissements scolaires / présence d’une délégation et du drapeau aux obsèques des membres / parution de 2 bulletins de section par an / création du site Internet / remise d’une plaque souvenir à la famille des défunts.

 

Le secrétaire, Michel BAIN fait le point des effectifs au 1er janvier 2007

Titulaires, 108 – Héritiers, 15 – Associé, 1.

Age moyen des membres, 82 ans – Doyen, Fernand RASPAIL – Benjamin, Georges BARTOLI.

Gains 2007 : 2 membres, 1 héritière.

Pertes : 6 titulaires décédés, 1 démission, 2 dues à l’âge.

Il rappelle les effectifs présents aux diverses activités. Il invite les membres à lui fournir une photo et un curriculum vitae pour les archives, également utilisables pour la fiche membre « Internet ».

Un bref sondage permet de constater que la prochaine sortie touristique à Fontfroide, prévue au mois de mai,  a la préférence de tous malgré son coût.

 

Le vice-président, Paul BLANC, présent à la réunion des présidents au congrès de Strasbourg, fait le point de « l’affaire » opposant le président national à un président de section plaidée en justice, affaire qui a été le seul problème abordé au congrès, l’empêchant de poser la question de l’autonomie financière des sections, qui sera à reposer en 2008.

Puis il nous parle du succès de la présentation de la LH dans deux établissements de Sète à des élèves de seconde, sensibles à la notion de Patrie, la semaine précédente.

 

Le vice-président, Lucien MOREAU, en charge du bulletin, demande de la « matière » : articles de fond, souvenirs de campagne, opinions,...

Le président rappelle que les objectifs 2007 sont reconduits pour 2008 et demande le quitus pour son rapport, voté à main levée à l’unanimité.

 

Le trésorier, Jean-Pierre LOPEZ, présente alors son bilan 2007 dont voici les principaux chiffres :

Recettes, 12 471€ - Dépenses, 8 752,96€ - AVOIR au 31 déc-07, 3 718,33€

Il mentionne les charges principales : les bulletins, l’achat de 10 plaques mortuaires, la prise en charge par la section de tout ou partie des frais de transport des sorties touristiques.

Les comptes ont été vérifiés et approuvés par le commissaire aux comptes, Maurice ANDREY.

Le quitus est voté à l’unanimité à main levée. Le président remercie LOPEZ pour le gros effort fourni pour mettre au net les comptes après le décès subit du trésorier précédent, Guy de MERITENS.

Puis Michel BAIN présente le règlement intérieur de la section, nécessaire pour éviter des dérapages,  en insistant sur quelques points :

 

Après quelques questions, en particulier sur l’article « empêchement », le règlement intérieur est voté à main levée à l’unanimité.

 

Il est procédé ensuite au renouvellement du CA.

En l’absence de candidatures nouvelles,  l’ensemble du CA est reconduit, à l’exception de Bernard GROS, démissionnaire.

Président : Roger FIORIO – 1er vice-président, Paul BLANC – 2ème vice-président, Lucien MOREAU, délégué du biterrois – secrétaire et trésorier adjoint, Michel BAIN – trésorier, Jean-Pierre LOPEZ – Porte-drapeau, Sylviane BOUTRIN – Membres : Jean-Bernard MONCHOTTE, Robert BAYLE, Pierre ARSAGUET.

 

Gilbert SCHMITZ se porte volontaire comme commissaire aux comptes, en remplacement de Maurice ANDREY, désireux de passer la main, remercié pour la rigueur de son contrôle par le président.

 

L’ordre du jour étant épuisé, l’AG est déclarée close vers 10H45.

 

Après l’arrivée des autorités, le webmaster, Vincent RABOT, lcl (ER) TDM, nous  présente le site Internet DPLV-LS, insistant sur la nécessité de l’alimenter.

 

Mr François COMMEINHES, maire de Sète, nous souhaite la bienvenue dans sa ville.

Madame LATAPIE-SUDRET évoque la réforme du ministère de la Défense et ses incidences sur l’ONAC (disparition des échelons intermédiaires ?).

 

Puis Michel BAIN  fait un bref exposé sur les propositions de réforme des Armées faites par une équipe d’audit, commanditée par le ministère de la Défense, parues début mars 2008.

 

Le général Michel RAGUEZ, CDR/LH, CDR/ONM, 4 citations, brillant combattant parachutiste en Algérie, en Tunisie, et acteur opérationnel à Kolwezi, est officiellement admis dans notre section, ses mérites étant rappelé par l’ambassadeur Paul BLANC.

 

Vers 12h30, nous nous sommes rendus au monument aux Morts en cortège précédés de la fanfare municipale pour y déposer une gerbe. De nombreux élèves nous ont alors rejoints.

 

Le vin d’honneur a suivi, précédé de le remise d’une médaille gravée de la LH à Mr Commeinhes par notre président, et d’un rappel historique plein d’humour sur la ville de Sète par l’ambassadeur Paul Blanc.

Le repas, fort bon,  a suivi. Nous étions 70 convives.

La tombola, avec deux très beaux lots (1 tableau de l’artiste peintre Marie-Luce FIORIO, épouse de notre président, d’une valeur de 300€, et un foulard de soie du bicentenaire de la LH) a rapporté 370€.

 

 

 

 

 

 

 

 

4.         AG 2008 / Adresse du vice-président Paul BLANC au maire de SETE

 

Le président ayant offert la médaille de l'Association au Maire qui nous recevait dans la salle Georges Brassens, il revenait au Vice-président Paul Blanc de s'adresser au premier magistrat de la ville de Sète. Et de déclarer :

 

Monsieur le Maire, monsieur le Président, chers Amis, chères Amies,

 

Dans ce lieu voué au plus illustre des Sétois de sa génération, à ce condisciple dont j'avais pu mesurer dès le lycée la passion pour la poésie, notre Section a décidé de tenir la première de ses assemblées générales organisée à Sète. Comme si elle voulait marquer que c'est sur un site singulier imprégné de l'esprit, qu'elle avait besoin de s'arrêter pendant quelques heures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Oui, elle en avait besoin, car nous autres Languedociens croyons connaître comme de naissance le port aux puissants thoniers et à la flottille de bateaux de pêche de toutes les tailles, la ville des joutes et des restaurants à fruits de mer.

 

Mais nous ne savons pas voir: un site unique en France et peut-être en Europe, où une montagne aux courbes parfaites, colorée de toutes les nuances du vert, bascule soudain, quand elle a atteint son point le plus élevé, vers un réseau d'une densité déroutante de canaux qui à leur façon relient la mer,la mer toujours recommencée, à un immense bassin, le troisième de France par sa superficie; le terme, ouvert sur les grands espaces, de ce Canal du Midi venu du Lauragais et, plus loin, de l' «Autre Mer », de l'Atlantique.

 

Et puis, Sète, en dépit de ce pédoncule de quinze kilomètres de long qu'elle lance vers Marseillan et Agde, reste une île, comme le découvrent les automobilistes arrêtés par un pont qui se lève: des insulaires, elle a le sens de l'isolement qu'il faut rompre ; des insulaires elle conserve ce sens du songe qui accueille et produit les artistes et les poètes, Marquet, Desnoyers, Sarthou et aussi Combas et Di Rosa ; Valéry et Brassens qui se seraient, j'en suis sûr, très bien compris, Clavelle philosophe du refus, Vaillard le plus distingué des chansonniers, Agnès Varda qui commença à la Pointe Courte, Jean Vilar qui rendit le théâtre au peuple et donna à la France la passion des Festivals, Roger Thérond qui, d'un magazine, fit un monument... .

 

Et si les joutes sétoises sont devenues plus qu'un élément de folklore, c'est parce qu'elles sont le creuset où se fondent dans le bonheur de vivre les Sétois de toutes les régions, métropolitains et Pieds Noirs, de toutes origines aussi, venus d'Italie, d'Espagne, d'Afiique du Nord, de Scandinavie, du Portugal, d'Europe Orientale, du Levant et même d'Extrême Orient.

Telle est Sète qui nous accueille si bien aujourd'hui...

 

5.         Du format de nos Armées et de la Réforme Générale des Politiques publiques

 

Le format de nos Armées sera redéfini après parution du Livre blanc sur la Défense en deuxième quinzaine du mois de juin.

Il est à espérer qu’il soit cohérent avec les objectifs et les ambitions affichées par le gouvernement français au niveau mondial et le rang de la France dans le jeu des Puissances.

Les conclusions de l’audit paru fin mars 2008 dans le cadre de la RGPP ne prennent pas en compte un éventuel « reformatage » des Armées.

Les propositions portent essentiellement sur la fonction SOUTIEN mais elles ont une forte incidence indirecte sur les OPERATIONNELS puisqu’elles recommandent le regroupement d’Unités de même pied sur des Bases de Défense, d’un volume de 2 à 4000 personnels.

Sur le plan des personnels, il s’agit d’inverser le ratio OPS/SOUT de 40/60 aujourd’hui à 60/40 en 2012/2013, soit une déflation de 40 à 50 000 personnels (dont environ 19 000 civils).

Deux maître mots : MUTUALISER (mettre fin au cloisonnement des Armées) – EXTERNALISER (faire appel au privé pour toutes les fonctions non OPS, y compris, sous certaines réserves, pour la sécurité des installations).

 

La chaîne SOUTIEN : un commandement du Soutien dépendant directement du CEMA, ayant autorité sur le soutien des Bases de Défense (Terre, Air, Mer), recouvrant les composantes, Relations Humaines, Santé, Carburants, Info/Com, Soutien de l’homme et Moyens Généraux (les 3 commissariats seront regroupés).

Les échelons intermédiaires au niveau régional, baptisés Echelons de pilotage,  sont limités à 5 ou 6.

 

La Fonction ACHATS (hors Armement) : création d’une direction des achats auprès du SGA et d’un service à compétence nationale opérateur d’achats courants (par segments) unique pour le ministère.

 

Administration générale des FINANCES : rassemblement de l’ensemble des budgets « soutien » (rémunération et fonctionnement) sous la responsabilité du Cdt du soutien / budget de fonctionnement au niveau des bases (hors Activités et ...).

A terme, centralisation du traitement des factures en un seul service facturier, un seul service pour le paiement de la solde, un centre interarmées pour les frais de déplacement et les changements de résidence, un bureau normatif interarmées.

 

Les BASES DE DEFENSE : au nombre de 86 – effectifs 2 à 4000 hommes – statut exclusif de formation administrative -

Le Cdt de Base dispose d’une compagnie de base et d’un budget de fonctionnement.

Les services de la BDD :

·         Soutien administratif : Finances / RH (actes administratifs, reconversion) / Social

·         Communication (interne et dans l’environnement)

·         Santé

·         Soutien technique et logistique (MCO, Transports et MG, Alimentation-Loisirs-Hébergement, Infra, HCA, SIC)

·         Soutien général : Instruction (moyens communs), SG et sécurité

La BDD peut renforcer les services des Formations pour leurs déploiements OPS et leurs activités majeures.

 

Réforme FORMATION : une direction du comité de coordination de la formation au niveau du CEMA / 5 regroupements d’écoles et CF pour l’AT ; un regroupement et un transfert pour l’AA / regroupement des 2 structures de cdt de l’AT / externalisation du soutien général des écoles.

 

Réforme STRUCTURES dédiées à l’ENTRAÎNEMENT DES FORCES : fermeture de 3 centres d’entraînement et d’un camp ; rattachement de 2 camps à une unité / externalisation du soutien des simulateurs de l’AA.

 

Les économies attendues sont de l’ordre de 2 MDS  dont la moitié irait à l’amélioration de la condition militaire.

 

Cette présentation sommaire, incomplète, fait ressortir le  profond changement demandé aux Armées.

 

 

 

A l’écoute  et à la lecture de l’exposé ci-dessus revient en mémoire une mise en garde du Maréchal FAYOLLE (novembre 1927), qu’il est peut-être bon de rappeler :

« Tout en collaborant avec une entière bonne foi aux œuvres de la Paix, il est de prudence élémentaire de prévoir le pire et de se mettre en mesure d’y faire face. »

On est en droit d’espérer que nos « responsables », au plus haut niveau, civils et militaires, en sont bien conscients.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


6.         LE DEBUT DE L’INTERVENTION MILITAIRE FRANCAISE AU TCHAD

 

 

Après l'accès du Tchad à l'indépendance sous la présidence de François Ngarta TOMBALBAYE, le 11 août 1960, le nouvel Etat se trouva lié avec la France par trois sortes d'accord dans le domaine militaire:

            armé au Tchad en cas de menace pour son existence ou son intégrité.

 

Dans les années qui ont suivi le système a fonctionné dans l'harmonie, les hommes se connaissant déjà souvent et entretenant des relations multiples et confiantes. Dans le Bourkou-Ennedi-Tibesti, nos officiers et sous-officiers, tous vétérans du désert conservaient leurs fonctions jusqu'en 1964 sous l'autorité du gouvernement tchadien.

 

Dans un pays qui conservait les traces d'une séparation historique entre gens de la savane et du Sahel, François Tombalbaye était servi par sa connaissance des deux régions principales où il avait servi comme instituteur et sa familiarité avec l'arabe tchadien. Mais, aux administrateurs français bons connaisseurs des diverses ethnies, il a substitué les seuls fonctionnaires formés à l'administration territoriale qui venaient en majorité du sud: d'où dans le Centre des incompréhensions réciproques entre administrateurs et population débouchant sur des tensions politiques. Un mouvement d'opposition s'est crée. Le lancement d'un emprunt forcé en octobre 1965 a provoqué des graves émeutes à Mangalmé qui ont constitué le point de départ de la rébellion dirigée par Ibrahim ABATCHA, homme du Centre Est, fondateur du Front de Libération Nationale, soutenu par Ie Soudan.

 

Les bandes armées du FROLINAT parcourent alors une grande partie du territoire, obligeant l'armée tchadienne à se disperser à la rencontre d'un adversaire difficile à atteindre et doté d'un bon armement léger. Paradoxalement, c'est au moment où Abatcha est tué au combat (et non assassiné comme la rumeur le prétend) , en février 1968 , qu'une importante bande rebelle descend le long du Chari en direction de MASSENYA et donc de FORT-LAMY.

 

Mr Tombalbaye m'appelle alors en qualité de Chargé d'affaires de France et me présente une demande officielle d'aide militaire en vertu de l'accord confidentiel, l'intégrité du pays étant menacée. A la faveur d'une conversation confiante mais attentive, je lui demande des justifications à sa requête, qu'il me fournit d'ailleurs.

Le télégramme de l'ambassade suscite à Paris quelque perplexité: c'est la première fois que l'un de nos partenaires africains sollicite ce genre de concours( l'opération gabonaise faisait suite à un coup d'Etat) La demande est soumise au "Président de la République.

Le Général de Gaulle prend alors une décision bien dans sa manière. Il annote, m'a-t-on dit mon télégramme de la façon suivante, en substance: :ce qu'il faut donner à Mr Tombalbaye ce n'est pas seulement des soldats mais une réforme de son armée à confier à un général accompagné d'officiers et de sous-officiers et une réforme de son administration territoriale qui incombera à un ancien gouverneur et à une équipe d'anciens administrateurs.

Comme la décision devait heurter le nationalisme du Président tchadien , le Secrétaire d'Etat à la Coopération , Yvon BOURGES, ancien gouverneur général, et bon connaisseur de l'Afrique, fut chargé de la faire connaître .Sans enthousiasme le Tchadien acquiesça et les équipes furent mises en route. Mais déjà le 2éme R.E.P du colonel JEANOU LACAZE, avait atterri à Fort Lamy, pris la route de l'Est et réalisé quelques opérations qui provoquèrent l'admiration de nos partenaires.

 

Le grand projet prévu par le Général de Gaulle se prolongea avec un bonheur inégal jusqu'en 1972. Entre temps la Libye avait donné un caractère de guerre extérieure à un conflit jusqu'alors interne.(avant d'envahir la bande d'AOUZOU de 1973 à 1989) Quand le gouverneur LAMI et le général CORTADELLAS rejoignirent définitivement la France nous avions eu 39 morts en opérations. La rébellion d'Abatcha était oubliée mais les sanglantes compétitions pour le pouvoir allaient commencer...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


7.        1940, Grande Bretagne, engagée volontaire

 

Témoignage de Mme Yvonne STEPHENSON VIBERT, née à Liverpool le 17 sept 1920

 

Le lendemain de la déclaration de guerre, je suis descendue à Liverpool pour m’engager dans l’A.T.S (Auxiliary Territorial Service)

Nous étions à peu près une cinquantaine de femmes de tous âges.

Trois jours plus tard, une lettre très officielle du H.M.V. (Haut service de sa Majesté) arrive : nous étions convoquées au château de Lancaster dans le nord-ouest de l’Angleterre.

Dès l’arrivée, quatre d’entre nous ont été désignées comme garde à l’entrée. On nous avait remis un sifflet pour donner l’alerte et une batte de base-ball pour nous protéger. Nous étions abritées par des abris en bois.

Après l’habituelle tasse de thé, nous avons été conduites dans notre dortoir pour la nuit.

Le lendemain matin, tout était remis en place, les couvertures pliées et posées au pied du lit. Nous sommes descendues au réfectoire prendre le petit déjeuner.

Nous avons été convoquées dans le parc du château pour une heure de marche et de culture physique.

L’après-midi eut lieu la distribution des uniformes : quelle rigolade ! Trop grands ou trop petits, trop longs ou trop courts... C’est avec tristesse que nous avons ensuite renvoyé nos effets personnels à nos familles.

Le jour de notre départ pour Cardiff était arrivé. Nous étions dans une camionnette, toutes debout. En passant, nous avons vu des bâtiments détruits par de récents bombardements. Nous avons même subi une alerte qui, heureusement, fut brève.

En arrivant à la caserne où nous étions attendues par le personnel  militaire, j’ai remarqué que la centaine de soldats présents nous regardaient bizarrement, comme si nous étions dans un zoo.

Très fatiguées par le transport, nous partîmes deux par deux pour trouver notre dortoir où étaient installés des lits superposés.

A l’aube, le clairon nous a réveillées. Par la suite, nous avons appris qu’il y avait plusieurs sonneries de clairon, qui signifiaient des choses distinctes. La plus importante était l’abandon de poste.

Le lendemain, une fois levées, habillées, couchage replié, nous nous sommes mises deux par deux dans la cour pour une séance à l’extérieur de culture physique, d’athlétisme et de marche. Mais avant, il a fallu s’inscrire pour le hockey ou le football...

Par la suite, nous avons pratiqué le tir avec différentes armes dont la mitraillette Bren. Nous avons également été initiées à la conduite de tanks, avons reçu une initiation au combat sans arme et testé nos masques à gaz.

 

... En temps normal, Cardiff est une ville agréable. Mais en temps de guerre, avec les bombardements et entourée de ruines, c’était une ville très triste.

Après chaque bombardement, notre rôle, avec l’aide de la Croix-Rouge et des soldats, était de récupérer des objets comme des sacs à main, des lunettes, des vêtements, mais surtout des papiers personnels des victimes.

Un soir, nous avons perdu deux ambulancières. Une mine terrestre a explosé près de nous, heureusement en retard.

Ce qui était défendu : le vernis à ongle, le maquillage, les cheveux longs (les cheveux ne devaient pas toucher le col de l’uniforme), les bijoux (les seuls autorisés étaient les alliances et les bagues de fiançailles).

Ce qui était autorisé : les bals, les concerts, le cinéma. Nous avions même le droit de former un petit orchestre dont j’étais la pianiste.

 

Les punitions : le ménage de la caserne, les corvées d’épluchage, la vaisselle et l’interdiction des plaisirs (bals, concerts, etc.).

 

8.        UNE JOURNÉE DE TRÊVE PAS ORDINAIRE

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Nous sommes en juin 1961 et le gouvernement français a décrété une trêve unilatérale dans le combat que nous menons contre l’ ALN en Algérie. Dans la compagnie de réserve du Colonel commandant le l6ème RIMa et le secteur de Philippeville, unité à base de harkis que j’ai l’honneur et le plaisir de commander, nous n’apprécions pas beaucoup cette situation, mais que faire ? Heureusement, le Colonel qui n’entend pas se laisser marcher sur les pieds a donné l’ordre d’aérer les environs de la ville et d’être intransigeant avec les « fells », si nous les rencontrons : ils doivent se rendre ou alors c’est l’accrochage. A eux de rester loin des centres sinon tant pis pour eux. C’est précisément ce qui va leur arriver dans l’aventure qui suit, et qui va se terminer d’une manière en partie « croquignolesque » pour nous !

En ce matin de juin il fait beau, le temps se prête à une sortie dite de « prestige », et j’envoie la 3ème section patrouiller dans la vallée de l’oued Meknesset, aux portes de l’aérodrome, vallée très boisée à la végétation luxuriante où nous avons souvent accroché. Les rebelles sont intéressés par cet oued car un important regroupement est implanté à son débouché, et il faut bien qu’ils se ravitaillent.

Vers 10 heures du matin, agréable surprise, 8 « fells » apparaissent sur un sentier de l’autre côté du versant où la « 3 »est postée et visiblement n’a pas été décelée. Ils n’ont pas l’air inquiets et progressent tranquillement. lnformé, je rends compte au B3 qui me confirme que nous devons prendre contact. La section réussit son approche, mais comme prévu les « fells» tentent de s’enfuir, et le combat s’engage.

On m’accorde immédiatement un appui aérien et je suis héliporté avec les deux autres sections. Malgré le terrain difficile, la 3ème section a le contact, et le succès suit, puisque au bout de deux heures, nous dénombrons 3 rebelles armés abattus et un prisonnier. Les autres profitant des couverts favorables, ont réussi à s’enfuir. Il faut noter parmi les morts une «moujahidate», c’est à dire une combattante vêtue d’un treillis. Le cas est assez rare pour mériter qu’on le souligne.

Au moment où nous pouvons penser plier bagage, et fêter notre succès, tout est remis en cause. Le piper qui survolait le combat aperçoit un groupe de rebelles dans le fond d’un ravin voisin –le Bou Cherilla – aussi boisé que le Mekness et. Pour nous c’est« rebelote». Il faut y aller. Revoilà donc les « bananes », les chasseurs T6, et notre compagnie héliportée sur les crêtes du Bou Chérilla, avant de foncer vers le fond du thalweg.

Un petit intermède comique qui prouve que j’étais loin d’être éclectique. Le commandant d’escadrille me propose de me prendre à son bord pour diriger la manœuvre. Ravi, j’accepte. Mal m’en prend, car peu à l’aise pour m’y reconnaître en topographie dans un engin qui tourne sans cesse et mes soldats qu’on distingue mal dans le maquis, je lui demande de me reposer. C’est paradoxal, mais je suis plus à l’aise dans mes buissons et mes chênes lièges. Passons !

Entre temps l’ennemi a été accroché, ce coup ci par la 1 ère section. Deux heures plus tard environ plus de contacts mais trois « fells » armés au tapis, ce qui bien sûr nous comble d’aise. Car dans ce maquis dense les rebelles ont toute latitude pour se dissimuler et fuir le combat. Le bilan pour nous est donc satisfaisant.

Six « fells » armés abattus, un prisonnier, pas de perte chez nous, c’est une grande joie et nous allons sans aucun doute fêter sérieusement ce succès dès notre retour au PC, la ferme Torchon, sur les hauteurs de Philippeville.

      Et c’est là que germe dans ma petite tête une idée qui me semble géniale et qui va, hélas, procurer à mes compatriotes, à l’Etat Major du 16ème RIMa, et à nous­ mêmes de sacrés soucis. .

Il faut vous dire que je suis moi-même philippevillois, ma famille y habite au grand complet et je sais par elle et mes copains, que je rencontre tout de même de temps en temps, que cette trêve est mal perçue. Elle constitue à leurs yeux un gage qu’on donne au FLN et que c’est un début d’abandon de souveraineté.

Je me dis alors que notre succès va les réconforter et leur donner la preuve que l’armée ne cesse pas le combat. Comme nous devons traverser la ville pour rejoindre notre cantonnement, passer devant la gare puis la place Marquet, lieu de rendez-vous des philippevillois, j’ordonne à mes trois sections de placer sur les camions les six drapeaux ‘FLN que nous avons récupérés sur les rebelles abattus.

Quelle idée saugrenue j’ai donc eue là ! Car, si ma jeep qui se faufile dans la circulation, ne soulève aucun problème, il n’en est pas de même de mes véhicules de transport que j’ai distancés. Les philippevillois voyant des musulmans dans les véhicules et des drapeaux FLN exposés, pensent que l’autorité française a permis aux rebelles de venir se reposer ou je ne sais quoi. Et voilà des invectives, des insultes, des poings brandis au passage. Jugez de la stupeur puis de la colère de mes soldats, sans que je ne devine quoi que ce soit puisque je suis déjà passé. On est loin de la satisfaction que je croyais provoquer chez mes compatriotes, et de la joie de mes soldats que je croyais récompenser ainsi.

Je n’apprends l’incident qu’après avoir dépassé la Poste, juste avant l’ascension vers notre ferme en traversant le quartier assez résidentiel du Béni Mélek. Je suis furieux et déçu mais ce n’est pas fini ! Car un peu plus loin un musulman, qui lui n’est pas dupe et a compris qu’il a affaire à des troupes françaises, invective à son tour les soldats et les insulte pour leur reprocher leur succès. Catastrophe, certains n’en peuvent plus, le chef de bord d’un des camions le fait stopper brusquement et lâche quelques soldats sur l’agresseur verbal. Lequel prend ses jambes à son cou et fuit vers le fond de la vallée en zigzaguant entre les villas. Sans attendre un ordre quelques harkis lui tirent dessus, sans l’atteindre d’ailleurs, mais le temps que je fasse cesser les tirs, les européens affolés se barricadent dans leurs maisons. Notre triomphe sur le terrain se transforme en une sinistre comédie, heureusement sans victime.

      Enfin nous reprenons la route, il reste deux kilomètres pour rejoindre nos pénates sans nouvel incident, heureusement !

A peine arrivés aux cantonnements, on me dit que le colonel me demande au téléphone. Il a été assailli d’appels d’autorités civiles et de personnalités s’inquiétant de la rentrée de «fells» dans la ville.

Heureusement c’est un sage qui a très vite compris que ce n’était pas le cas et qu’il ne pouvait s’agir que de nous, fiers d’exhiber nos trophées. Contrairement à ce que je craignais, il ne me fait pas de remontrances tout en regrettant tout de même mon initiative, et en profite pour se moquer un peu de mes compatriotes. Et pan sur mon orgueil de « pied-noir », mais Ouf !

L’affaire se termine finalement sans incident grave ni sanction. Je peux retourner expliquer le pourquoi de la méprise des citadins.

      J’ai offert un « pot» à tout le monde et le sourire et la confiance sont revenus dans l’unité.

      Mais avouez que cette journée de trêve dite « unilatérale» est sortie tout de même de l’ordinaire !

 

Roger FlORlO


 

9.         ENFANT D’HANOÏ

 

Au cours d'un échange avec un des responsables de la Section, nous parlions de l'Indochine et des souvenirs que j'en avais à travers les confidences de mes parents et grands-parents Il me proposa de relater quelques moments de ces souvenirs d'enfance, ce qu' aujourd’hui je fais volontiers.

 

Pour comprendre les raisons d'un tel attachement à cette terre indochinoise, il faut savoir que mon environnement familial m'avait bercé de mots, de chants, de mets et avec nos amis, de nostalgie indochinoise. Il est, je pense, intéressant de relater le parcours de deux hommes militaires de carrière et de leur famille. Cela aidera à comprendre et à saisir l'impact et l'influence qu'exerça ce pays tonkinois sur des hommes et des femmes qui s'étaient immergés au sein de ce peuple gentil et accueillant.

 

Mon père à l'âge de 18 ans décidait de quitter la Corse, tenté par l'aventure des colonies, comme beaucoup de jeunes de l'lIe à cette époque. Quand on quitte son pays d'enfance à cet âge et que l'on décide de partir si loin c'est qu'on est poussé par une soif d'horizons nouveaux ou alors une volonté d'assouvir un désir profond de donner un sens à sa vie.

Après un séjour de trois ans au 2ème RAC à Nîmes, mon père embarqua à Marseille sur le«Président Doumer», le 1er octobre 1937, pour une «croisière» de 40 jours qui l'impressionna par la beauté des pays abordés et le dépaysement. Désormais une nouvelle vie s'imposait à lui. Il débarqua à Haiphong et fut affecté à la 7ème batterie du 4ème RAC de Tong. Le camp militaire de Tong, dans la région d'HanoÏ, représentait la plus forte garnison de l'armée française en Indochine. Toutes les armes y étaient présentes, il y avait aussi un terrain d'aviation.

Mon grand-père maternel, René Vigneau, était Officier de la Coloniale. Après la Grande Guerre, l'AOF, la Syrie et le Liban il embarqua la même année, le 12 février 1937, à Marseille pour effectuer la même «croisière» que mon père et débarqua à Haiphong le 19 mars 1937 pour rejoindre le 3ème RIT à Lang Son. Il était accompagné de son épouse et de sa fille née à Dakar, âgée de 17 ans. Leur résidence était Bach-Ninh.

Tous ceux qui avaient découvert et vécu au Tonkin se disaient fascinés par la splendeur de sa nature et son extraordinaire lumière. Les récits que ma famille en faisait démontraient l'attachement et la passion qui les liaient à cette région resplendissante. « Le Mal jaune» oeuvrait.

 

Deux hommes, deux générations et deux destins différents se retrouvaient à la croisée des chemins dans la belle colonie pour entamer, chacun dans un parcours différent mais fait de proximité près de 13 ans pour mon père et 10 ans pour mon grand-père de présence en Indochine.

Les débuts furent tourmentés, mon grand-père et mon père, dans leur unité, participaient aux premiers accrochages avec les Japonais -très présents au Tonkin- qui entretenaient de perpétuels conflits pour provoquer les troupes françaises. Le face à face majeur, pour eux, allait être l'attaque japonaise à Lang Son le 22 septembre 1940. Mon père sera fait prisonnier le 25 septembre et rejoindra les Forces Françaises le 6 octobre 1940. Mon grand-père lui aussi se trouvait à Lang Son où il faillit y laisser la vie. Lang Son un nom qui résonne magiquement pour tous ceux qui ont approché le Nord Vietnam.    .

C'est au cours de cette période que mon père allait rencontrer Mademoiselle Vigneau qu'il épousa en 1940 à Hanoi. De cette union allaient naître deux enfants : ma sœur en 1941 et moi-même en 1943, enfants d'Hanoi nés et élevés par une vietnamienne mais aussi habités de la culture vietnamienne entretenue par la famille, les amis et les relations.

Cette période laissera des traces, car lors de notre retour fin 1946, les mots et les phrases qui constituaient mon langage de gamin étaient en majorité d'essence vietnamienne, au grand désespoir et à l'agacement de mon grand­-père paternel corse qui, lors des congés de fin de campagne pris par mon père sur l’'lIe, ne comprenait rien à mes mots et expressions tonkinoises.

Après ces évènements, il s'ensuivra une période de « routine» faite d'actes typiquement militaires au sein des troupes françaises qui se préparaient, s’entraînaient et se renforçaient malgré les diverses menaces et les coups des japonais. La situation en Indochine demeurait tendue.

 

De 1940 à 1945 la situation au Tonkin devenait incontrôlable, politiquement et militairement, car les japonais bien implantés voulaient contrôler la frontière avec la Chine et étendre leur présence sur tout le territoire pour s'opposer et rejeter de la région l'influence de la France, pays meurtri et envahi par les allemands. Les gesticulations et les préparatifs japonais faisaient craindre le pire. Les troupes françaises se trouvaient en position de faiblesse d'autant plus flagrante que les renforts de la métropole étaient inexistants. Il fallait faire avec, tant sur le plan des personnels que des matériels. Les français avaient l'impression d'être oubliés. C'est dans cet environnement que l'Indochine isolée devait s'organiser pour survivre en autarcie. Tout ce que nous consommions était produit sur place. L'économie locale pouvait jouer son rôle car le pays était riche et les hommes courageux et travailleurs.

Pour l'armée, il sera décidé de créer, sur instruction de la métropole, à Tong une Ecole Interarmes à l'automne 1942, dont une section Saint-Cyr, pour former les cadres de l'armée d'Indochine (la plaque commémorative et le Mémorial de l'EMIA-THONG sont apposés au Musée du Souvenir de Coëtquidan). Mon père intégra cette Ecole. Les officiers qui en sortaient, camarades de promos de mon père rencontrés plus tard dans d'autres circonstances, savaient qu'il fallait sans délai passer à l'action et dans les pires conditions. Ils devaient faire face à la réalité qui les jetait dans le bain des attaques constantes japonaises avec des moyens inexistants mais tous dotés d'une grande expérience du combat. C'était la force des troupes d'Indochine. Cependant les japonais harcelaient et leurs manœuvres préfiguraient la grande offensive du 9 mars1945.

Mon grand-père en fonction, ce 9 mars 1945, subissait le choc des troupes japonaises qui déclenchaient les hostilités sur la citadelle d'Hanoi. Après de durs combats il fut fait prisonnier et interné à Dap-Cau puis à la citadelle de Hanoi jusqu'au 30 septembre 1945. Pendant ce même temps, mon père, Officier de Tir à la 7ème batterie du 4ème RAC de retour de«manoeuvres préparatoires» subissait l'avance des troupes japonaises, vers Vietri, qui voulaient prendre en tenaille les forces du Groupement de Tong commandé par le Général ALESSANDRI.

 

C'était le destin qui avait fait se rencontrer deux hommes à 12000 kilomètres de leurs racines, dans ce pays tonkinois qu'ils aimaient et où ils avaient noué des liens familiaux. Ils étaient là, à quelques kilomètres l'un de l'autre, et combattaient le même ennemi. Ils faisaient leur devoir car ils étaient profondément attachés aux valeurs de la France mais aussi à leur Indochine qui les avait adoptés, nourris et fait se rencontrer.

Pendant ce temps les familles vivaient, elles aussi, des heures difficiles. A la présence pesante de l'envahisseur, dans tous les secteurs, s'ajoutait, pour les femmes, l'angoisse de l'ignorance de la situation dans laquelle se trouvaient leur mari ou père.

Mes parents habitaient à Sontay. Ma mère ne savait rien. Plusieurs familles avaient été regroupées, dans une grande maison, attendant des jours meilleurs. L'inquiétude était tempérée par la satisfaction de se sentir soutenu par la grande solidarité de l'armée coloniale et des amis indochinois, mais aussi de connaître et de vivre l'efficacité de l'action de la communauté corse, très présente à Hanoi, qui avait mis tout en œuvre, à travers ses divers réseaux, pour rassembler, protéger et aider les femmes et les enfants. Ma mère trouvait là des moments de réconfort et avait su nous protéger.

Un instantané dans ma mémoire de ma jeune existence de ces moments, c'était une vision: beaucoup de monde dans une grande maison avec un va et vient incessant.

           

            Mon grand-père fut libéré et dut être rapatrié sanitaire en 1946. Les séquelles de la Grande Guerre se faisaient ressentir car il avait été gazé (intoxiqué par ypérite en 1918).

Quant à la situation de mon père, ma mère et ma grand-mère maternelle ignoraient tout. Les troupes du Groupement de Tong s'étaient repliées sur la Rivière Noire pour entamer une longue marche vers la Chine. Elles formaient la « Colonne Alessandri ». Celle-ci sous la pression japonaise devait lutter pour se sortir du Piège. Ces hommes allaient combattre et marcher, durant soixante - quatorze jours, pour rejoindre la Chine. «Mal nourris, en loques, sans souliers, en proie à la malaria, à la dysenterie, au typhus, traversant des régions inconnues, marchant, luttant contre la maladie et la faim, sans soutien, au prix de mille maux». Mais à force de ténacité, de volonté et de résistance, les hommes du Général Alessandri passaient en Chine le 5 avril 1945 pour joindre Tsao-Pa sur les hauts plateaux du Yunnan. Tous ces mois sans nouvelles, sans savoir où se trouvaient ces hommes, morts? Malades? En vie ? Ne pas savoir, sentiment insupportable pour ma mère. Après bien des vicissitudes ces rescapés allaient former les Forces Françaises en Chine. Mon père rejoignait les Forces Côtières du Tonkin le 7 octobre 1945 où son détachement était basé à Phong­ Sen en Chine du Sud pour participer, à partir des îles Gow- Tow, aux opérations de débarquement au Tonkin le 6 mars 1946 afin de reconquérir et réoccuper le 1er  Territoire Militaire.

Après ces jours sombres la famille était à nouveau réunie. Mon grand-père devait être rapatrié par la Chine et les Indes en avion, puis sur le« Cap Tourane» pour rejoindre la France.

 

Mon père devait terminer son séjour à Haiphong en vue de son rapatriement. Il s'embarquait avec sa famille, dans un premier temps sur une péniche de débarquement L.C.V.T. qui sera pour moi «un bateau ouvert devant», puis sur le bateau symbole de l'Indo, le SIS Pasteur, le 7 octobre 1946. Nous arrivions à Toulon le 23 octobre 1946, et y subissions en signe de bienvenue une mise en quarantaine Heureusement que pour ce long voyage une bonne nouvelle, dont j'étais la cause, récompensait mon père des ses bons et loyaux services. En effet mon jeune âge lui accordait l'avantage de voyager en 1ère classe et toute la famille s'était vue attribuer une cabine en classe supérieure. C'était le moins que ma modeste personne -enfant né au Tonkin- pouvait offrir à mes parents au regard des jours difficiles qu'ils avaient traversés.

De ce voyage je garde un bel insigne frappé aux couleurs du « Pasteur ».

 

Mais l'Indochine devait retrouver sa place dans nos pensées et angoisses. Mon père effectuait un autre séjour en Indochine du 3 février 1953 au 3 novembre 1954. Avec ma mère et ma sœur nous habitions à Nice. Pendant cette période nous avions retrouvé beaucoup d'anciens d'Indochine civils ou militaires qui avaient définitivement mis fin à une page exaltante de leur vie. Les rencontres que nous faisions me faisaient penser combien ce pays les avait tous marqués et combien leur mémoire était précise des lieux, des personnes, des faits et des images dont ils s'étaient nourris. Pour eux, au Mal jaune succédait la blessure jaune.

 

Jean-Baptiste Desanti


10.      L’HONNEUR DE VIVRE

Que dire à un jeune d’aujourd’hui ?

 

Quand on a connu tout et le contraire de tout,

Quand on a beaucoup vécu et que l’on est au soir de sa vie,

On est tenté de ne lui rien dire,

Sachant qu’à chaque génération suffit sa peine ;

Sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause

Font partie de la noblesse de l’existence.

 

Pourtant, je ne veux pas me dérober

Et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,

En me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :

« Il ne faut pas s’installer dans sa vérité

Et vouloir l’asséner comme une certitude,

Mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère»

 

A mon jeune interlocuteur,

Je dirai donc que nous vivons dans une période difficile

Où les bases de ce qu’on appelait la Morale

Et que l’on appelle aujourd’hui l’Ethique

Sont remises constamment en cause,

En particulier dans les domaines du don de la vie,

De la manipulation de la vie,

De l’interruption de la vie.

 

Dans ces domaines

De terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.

Oui, nous vivons une période difficile

Où l’individualisme systématique,

Le profit à n’importe quel prix,

Le matérialisme

L’emportent sur les forces de l’esprit.

 

Oui, nous vivons une période difficile

Où il est toujours question de droit et jamais de devoir

Et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,

Tend à être occultée.

 

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,

Il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.

La vie est un combat.

Le métier d’homme n’est pas facile

 

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui se battent.

Il faut savoir,

Jusqu’au dernier jour,

Jusqu’à la dernière heure,

Rouler son propre rocher.

 

Il faut savoir

Que rien n’est sûr,

Que rien n’est facile, Que rien n’est donné,

Que rien n’est gratuit.

Tout se conquiert, tout se mérite.

Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

 

Je dirai à mon jeune interlocuteur

Que pour ma modeste part,

Je crois que la vie est un don de Dieu,

Et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme

L’absurdité du monde

Une signification à notre existence.

 

Je lui dirai

Qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,

Cette générosité,

Cette noblesse,

Cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,

Qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,

Qui nous guident où nous sommes plongés

Au plus profond de la nuit,

Et le tremblement sacré des choses invisibles.

 

Je lui dirai que tout homme est une exception,

Qu’il a sa propre dignité

Et qu’il faut savoir respecter cette dignité.

Je lui dirai

Qu’envers et contre tous

Il faut croire en son pays et en son avenir.

 

Enfin je lui dirai

Que de toutes les vertus,

La plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres

Et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,

De toutes les vertus,

La plus importante me paraît être le courage, les courages,

Et surtout celui dont ne parle pas

Et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.

 

Et pratiquer ce courage, ces courages,

C’est peut-être cela «L’HONNEUR DE VIVRE»

 

Hélie de SAINT MARC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


11.      Compte-rendu de la sortie du 20 mai à l’abbaye cistercienne de Fontfroide

 

 

 

  13 participants, c’est bien peu pour une visite organisée qui fut très agréable et instructive...

11ème siècle... L’éclat religieux du grand élan monastique de St Benoît (6ème siècle) avait été très affaibli par la richesse de l’Ordre et l’oubli de la Règle. Bernard de Clairvaux, abbé de Cîteaux, décide de revenir à la Règle originelle,  très austère, entièrement tournée vers la prière et le travail et sera le fondateur de l’ordre des Cisterciens qui connaît un grand essor en Europe.

Une communauté de 13 moines s’installe donc en 1093 dans ce vallon perdu de FONTFROIDE avec l’autorisation du vicomte de NARBONNE. Elle s’affilie à l’ordre des cisterciens lors de la venue de St Bernard en Languedoc en 1145.

L’abbaye devient très vite le centre spirituel du Languedoc et essaime dans la Province  et en Aragon. Les dons et les acquisitions de biens fonciers affluent et la construction de l’église et des divers bâtiments s’achève en style roman et gothique au 13ème siècle.

En prémices à la croisade des Albigeois, Pierre de Castelnau, moine de Fontfroide, légat du pape est assassiné en 1208. Au 14ème siècle, un moine de l’abbaye, Jacques Fournier, est élu pape en Avignon.

La richesse de l’abbaye (30 000 hectares de terres labourables)  attire la convoitise de l’Eglise. FONTFROIDE tombe en commende (collation d’un bénéfice ecclésiastique par un clerc ou un laïc non astreint aux obligations de sa charge) en 1476. Les abbés commendataires sont bientôt nommés par le roi de France.

A la Révolution, l’abbaye échoit aux Hospices de Narbonne. Les cisterciens rachètent Fontfroide en 1858 mais la loi de 1901 sur les congrégations religieuses chasse les moines qui s’exilent en Espagne.

Gustave et Madeleine FAYET, mécènes et collectionneurs, acquièrent le site en 1908. Leurs descendants en poursuivent la restauration.

...Que retenir de notre visite ? La discrétion du site, perdu au fond d’un vallon... la beauté de la pierre, du grès ocre clair,  la mesure et la simplicité du cloître, la petite salle capitulaire ouvrant sur le cloître, les magnifiques piliers de l’église, la sérénité du lieu.

La disposition des bâtiments nous a permis de bien comprendre la différence entre les moines (totalement cloîtrés), généralement de familles nobles, et les frères convers (chargés des travaux), de familles serves. En effet, un couloir sépare les bâtiments des uns et des autres, couvert d’une voûte. Si les moines pratiquaient les trois 8 (huit heures de travail, 8 heures de prières et huit pour le reste), les frères convers n’assistaient à aucun office (hors la messe du dimanche) et se trouvaient dispatchés tous les trois mois pour travailler tantôt au monastère, tantôt sur ses diverses terres.

La disparition du servage verra celle des frères convers, les différentes possessions de l’abbaye devenant affermées.

Nous n’avons rien su des architectes et des Corps de métiers qui ont participé à la construction. Mais on ne peut que s’étonner devant les connaissances et les capacités de ces inconnus réalisant de si belles œuvres.

« Le temps ne compte pas pour Dieu et rien n’est trop beau pour Lui... »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12.     DPLV- Languedoc sud / « INFO, DERNIERES »  20/06/08

 

  1. Nouveaux adhérents :
    • Gal (TDM para) Patrick PACAUD : né en 1933 – CDR/LH – 6 citations - demeurant à MONTARNAUD.
    • Mdl (appelé) Raymond BERNET : né en 1939 – CH/LH – MM – 1 citation – 100% - demeurant à BALARUC LES BAINS.

Notre section est heureuse et fière de les compter parmi ses membres et leur souhaite la bienvenue.

 

2.     Congrès national DPLV de Neuilly (début juin 08): Notre vice-président Paul BLANC s’est dévoué une fois de plus, dévoué représentant notre section à ce congrès (Seules 8 sections n’étaient pas représentées).

      Il a formulé en séance notre demande : plus d’autonomie financière pour les   sections – davantage de moyens financiers.

      La réponse, compte tenu du point de vue des autres sections, est en faveur du   statu    quo avec quelques aménagements possibles localement.

      Au cours de notre réunion du CA du 18 juin, il nous a donné quelques        précisions sur les DPLV au niveau national :

·         nombre d’adhérents 2007 : 4034 (en baisse de136 par rapport à 2006)

·         avoir général DPLV (incluant ceux des sections) : 319 075 €

·         litige avec la section Ile de France (affaire RUBI), - frais divers depuis le début du procès : environ 27 000 € - appel en cours – délibéré en septembre 08.

·         frais du siège : réduction de 6 000 €.

·         Un CD de présentation de la LH est en cours.

·         Les statuts seront aménagés en 2009.

            Les DPLV ont ranimé la flamme sous l’Arc de Triomphe le 20 juin.

 

  1. Prochain congrès national (2009) : lieu, TARBES/LOURDES

 

  1. Programme d’activités de rentrée de notre section :
    • réunion du CA suivie du repas des « Montpelliérains » : mardi 23 sept au clos de l’Hirondelle (Montpellier). Les non montpelliérains peuvent, bien sûr, y participer !
    • sortie de cohésion : jeudi 16 octobre à l’oppidum d’Ensérune (proche Béziers)
    • assemblée générale : mars 2009, La Grande Motte.

 

 

Déjeuner du mardi 23 septembre / Montpellier / Clos de l’Hirondelle / 12H30

 

BULLETIN DE PARTICIPATION

 

Mme, Mr  (Nom, prénom) ........................................................................ participera au repas,

 

Accompagné (e) de (nombre) ........................       TOTAL (personnes) : ............... (1)

 

Prix unitaire du repas : 26€50  (2)                 Montant total : (1) X (2) = ..........................  

 

Bulletin de participation et chèque à l’ordre des « DPLV Languedoc sud » à en voyer à :

Michel BAIN, secrétaire DPLV-LS, 3 les jardins du soleil – 34230 POPIAN avant le 16 sept-08                                 Tél. BAIN : 04 67 57 85 41 ou 06 89 23 46 45         

  1. Financement de notre bulletin de section : ce bulletin, bien accueilli par tous, a un coût : environ 600€ par tirage soit 1 200 € annuels ; nos ressources (1/3 des cotisations) sont d’environ 1 300€ par an, insuffisantes pour recouvrir les frais généraux, les plaques mortuaires et les frais/bulletins.

      Pour permettre la poursuite de la parution de notre bulletin, nous vous demandons         de bien vouloir joindre à votre cotisation annuelle un don de 6€ en 2009.

      Chacun grognera sans doute un peu (ces « asso » d’AC, cumulées, elles finissent          par coûter cher !... mais si vous appréciez notre bulletin... MERCI).

 

Pour les retardataires, cotisation : Titulaire/Associé, 30€ - Héritier, 18€

__________________________________________________________________________

 

 

                                                           (Rond-point Flandres Dunkerque)

 

CROIX D’ARGENT

 
 


                                               TRAMWAY : ligne 2, arrêt VILLENEUVE D’ANGOULÊME

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


                            Clos de l’Hirondelle, 550 rue du col PAVELET

A9

 

Sortie 31

 
                           MONTPELLIER, tél 04 67 47 25 27

Le clos, maintenant enserré dans de nouvelles constructions, n’est pas

très bien signalé. Venant de la croix d’Argent, en cas de dépassement, remonter l’avenue Pavelet : la chemin goudronné menant au clos est à main droite.

 

 

MENU :

Kir au vin blanc et crème cassis – acoustilles salés

Millefeuille de saumon mariné au chèvre

Pavé de bœuf « fleur d’Aubrac » à la catalane émincé sur velouté de piquillos

Garniture de légume

Assiette de fromages (Brie, Roquefort, Laguiole)

Tasse de crème glacée miel pignon au poivre de Séchuan et sorbet abricot

Eau minérale plate – Vins blanc et rouge sélection régionale

Café et son pavé de chocolat