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Eloge de Gilbert Strub

HOMMAGE A NOTRE CAMARADE Gilbert STRUB, décédé le 3 juin 2011 à BOUJAN SUR LIBRON
Gilbert_STRUB

Notre ancien était né en 1916.
Discret, il ne faisait pas étalage de son passé de combattant.
Sa famille disposait de très peu de documents militaires le concernant.
Mobilisé en 1939,  le 2ème classe Gilbert STRUB rejoint la 27ème Division  où il est affecté au 27ème Bataillon de chasseurs alpins comme brancardier.
Le 10 juillet 1940, il est cité à l'ordre de la Division :

« Brancardier d'élite, d'un courage et d'un dévouement à toute épreuve, toujours volontaire, quelles que soient les circonstances. En particulier, le 7 juin, est allé avec ses camarades, relever un officier aviateur français tombé blessé devant les lignes allemandes à la Panetière, l'a ramené dans nos lignes.
S'est confirmé égal à lui-même dans tous les combats. »
Fait prisonnier, il s'évade et rejoint l'Afrique du Nord.
Remobilisé en 1943, toujours 2ème classe, au sein de la 3ème Division d'Infanterie Algérienne du général de MONSABERT,

Gilbert participe à la campagne d'Italie ; il est à nouveau cité à l'ordre de la Brigade en 1944, au cours de la bataille du GARIGLIANO :

« Conducteur de voiture de dépannage du peloton, magnifique de courage et de sang-froid.

Le 15 mai, a aidé son chef de voiture à dépanner un véhicule au carrefour d'AUSONIA sous un violent feu d'artillerie.

Le 19 mai, à MONTICELLI, pris sous un très violent tir d'artillerie de gros calibre et son chef de voiture ayant été tué, et quoiqu'étant lui-même assez grièvement blessé, s'est porté volontaire pour transporter avec son véhicule plusieurs autres blessés jusqu'au poste régimentaire. Ne s'est laissé évacuer qu'après avoir rempli cette mission. »

Risquer modestement sa vie pour sauver celle de ses camarades de combat, quoi de plus beau ?
Notre camarade était chevalier de la Légion d'Honneur, Médaillé militaire, titulaire de 2 citations, de la médaille des évadés, une blessure.
3 drapeaux étaient présents à ses obsèques le 6 juin en l'église de son village, ceux de LH/DPLV/LS porté par Sylviane BOUTRIN, des MM et de la FNACA.
Notre vice-président de section, délégué pour le biterrois, le colonel Lucien MOREAU également présent, a remis notre plaque mortuaire à la famille du défunt.
Notre section s'honore d'avoir compté parmi ses membres Gilbert STRUB

A DIEU

Rappel de la carrière de Stéphane FRACHET

Rappel de la carrière de Stéphane FRACHET, décédé le 2 mars 2012,
Officier de la Légion d'honneur, Médaillé militaire, 11 citations dont 2 palmes
(Ce document en version PDF)
LT_Stephane_FRACHET
Compte-rendu des obsèques de Stéphane FRACHET, 7 mars 2012, Lunel

Notre ancien est né à MONTCET dans l'Ain en 1925, d'un père ancien combattant de la Grande guerre.
Jusqu'à 11 ans, il vit en compagnie de sa soeur dans la ferme de sa grand-mère maternelle puis sa mère les prend tous deux avec elle à Aiguebelette en Savoie où elle partage les activités de son compagnon qui tient un hôtel restaurant.
Stéphane suit brièvement une formation d'apprenti pâtissier et quitte le domicile familial à 16 ans, ambitionnant de s'engager dans l'Armée d'Armistice. Malgré son jeune âge, il est finalement pris en charge par le 11ème régiment Cuirassier en septembre 1941 et se retrouve quelques jours après en Afrique du Nord, affecté en novembre 1941 au 1er régiment de Chasseurs d'Afrique à Hussein Dey, où sa  connaissance des chevaux est appréciée.
Le jeune FRACHET rejoint le 8ème Régiment de Chasseurs d'Afrique à Dakar en mai 1942, régiment qui débarque à ORAN fin avril 1943. Il a signé son contrat « pour la durée de la guerre » le 28 mai 1942.
Nouveaux équipements américains (tank-destroyers), formation, entraînement, et c'est l'embarquement pour l'Italie et Naples (1er janvier 1944).
« Steff » participe aux combats du Garigliano comme chargeur d'un tank-destroyer : 11 jours de combat intensif avec le 4ème Escadron du 8ème RCA (lieutenant-colonel Simon), qui poursuit jusqu'à Rome et Sienne (3 juillet 1944).
La campagne d'Italie est pratiquement terminée.

« Steff » a obtenu la croix de guerre 39/45 avec étoile de bronze.

Le 8ème RCA, replié sur Naples, débarque en France le 16 août à la Croix Valmert.
Le 4ème Escadron participe aux combats de Hyères, Toulon, Marseille et à la « promenade militaire » dans le Languedoc destinée à affirmer le pouvoir du Gouvernement provisoire de la république.
Puis c'est la remontée de la vallée du Rhône, la dure campagne d'Alsace, le passage du Rhin le 3 avril 1945 à Ludwishafen/Manheim, les combats en Forêt noire où la guerre prend fin le 7 mai.

Frachet est à nouveau cité deux fois à l'ordre du régiment.

Il est promu brigadier le 1er octobre 1945 et démobilisé le 2 avril 1946 et rengage 6 mois après au 4ème Régiment Colonial de Chars du colonel Gilles où il est nommé sergent le 1er août 1947.

Sur sa demande, il est affecté à la Demi-brigade de Parachutistes Coloniaux (colonel Massu) à St Brieuc en novembre 1947.

Affecté au 3ème Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes (commandant Grall), le sergent Frachet rejoint l'Indochine début juin 1948. Avec son bataillon, il participe à de nombreuses opérations, en particulier au dégagement, après parachutage, du poste de Nghia-Lo (février 1950).

Au cours de ce séjour, il est décoré la Croix de Guerre TOE avec étoile d'argent.
« Steff » reste en Indochine sans emploi quelques mois puis accepte de servir sous contrat comme inspecteur de police en Cochinchine, à la brigade mobile fluviale de sécurité, puis comme Inspecteur chef à la 1ère compagnie légère Hoa-Hao, à la tête du commando opérationnel du service de sécurité de Canhô.
Il est promu sergent-chef le 1er janvier 1953.

Rapatrié en février 1955, Frachet a rajouté 2 étoiles de vermeil et une de bronze sur sa croix de guerre TOE et obtenu la Croix de la Vaillance vietnamienne avec étoile d'argent.

En septembre 1955, il rengage en Algérie dans les Troupes mobiles de police rurale où il est chef d'un commando local sur la commune de St Pierre ST Paul, puis en Kabylie à Azazga et enfin à Maginot (1957), adjoint au capitaine commandant la SAS où il est le principal artisan du ralliement d'un chef rebelle (Si Chérif) et de sa bande (160 hommes).
« Steff » est promu adjudant le 1er janvier 1956.
En 1958, l'adjudant FRACHET est chef de commando à Arthur puis, promu sous-lieutenant (1er juin 1958), chef de la SAS de LOUHOU.
Début 1960, il est affecté au 2ème bureau du 4ème Régiment d'Infanterie de Marine à St Charles puis à Philippeville comme chef de Centre de Recherche et d'Action.

Au cours de son séjour en Algérie, notre ancien a obtenu la Croix de la Valeur Militaire avec deux palmes et une étoile de bronze et a été promu chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur.

Rapatrié en métropole en septembre 1962 au Groupement d'Instruction des Troupes de Marine, Stéphane FRACHET quitte le service actif en 1964.

Voici l'appréciation de son capitaine chef de SAS le proposant pour la Légion d'Honneur :

«Sous-officier d'un dynamisme extraordinaire. C'est une «force de la nature », animé d'une volonté d'action peu commune. Chevalier sans peur, il est allé au devant de missions qui exigeaient de lui : foi, audace, persévérance et force de persuasion. Chevalier sans reproche, il ne saurait à mon sens en mériter qu'un seul : celui d'être parfois trop en avance dans l'exécution de plans qui mériteraient de la pondération. Mais, pour autant qu'un excès de dynamisme puisse être reprochable à certains, lorsqu'il émane d'un homme de sa trempe, il ne peut être que louable pourvu qu'un guide éclairé et sûr sache le nuancer.

Animateur, meneur de jeu, entraîneur d'hommes, draineur de foules, j'ai connu l'Adjudant FRACHET Stéphane comme tel sous mes ordres, à la S.A.S. de Maginot de mai à septembre 1957 inclus, et il lui revient pleinement d'avoir su cristalliser la gestation difficile du ralliement de l'ex-chef rebelle F.L.N. «SI CHERIF», avec sa bande forte alors de 160 hommes armés.
Ce fleuron s'ajoutant à ses nombreuses citations antérieures lui font mériter amplement la Croix de la Légion d'Honneur accompagnée de la Valeur Militaire avec Palme.
Tablat, le 20 novembre 1957
Capitaine CUNIBILE »
Notre section Languedoc sud est fière d'avoir compté parmi ses membres ce brillant guerrier à la carrière atypique qui a servi sur des théâtres d'opérations pratiquement sans interruption de 1944 à 1962.

A Dieu,  Stef

Obsèques de Marcel RIVIERE

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 UN VRAI ET « VIEUX » SOLDAT NOUS QUITTE

C’est avec beaucoup d’émotion que notre Section DPLV du Languedoc Sud vient d’accompagner dans sa dernière demeure notre « vieil » ami Marcel RIVIERE. Au moins, du haut du Ciel dont il nous regarde désormais, il a pu se rendre compte de la trace indélébile qu’il a laissée parmi nous.
D’abord, comme il a fait sa carrière militaire dans la « Colo », une importante délégation de l’Amicale des TDM, conduite par le Colonel(E.R) Vincent RABOT, était présente aux obsèques; il faut y ajouter les présidents délégations et drapeaux des associations patriotiques locales ( Comité d'entente de Millau, SEMLH, Médaillés militaires, ONM, Retraités militaires, combattants de moins de 20 ans, Anciens d'Indochine) et de nombreux amis de ce petit coin de France où il avait su se créer des liens solides.
Les cérémonies ont eu lieu en présence de membres de sa famille et de celle de son épouse.

Oui, en effet, Marcel RIVIERE, s’est éteint au Centre Hospitalier de Séverac le Château le 1° mars 2012.
Aveyronnais de pure souche, Marcel s’était replié là, après une carrière militaire, bien remplie, depuis son engagement dans le maquis en 1944, puis celui dans la Coloniale où il s’illustra brillamment, surtout en Indochine. Cité cinq fois dont une fois avec palme, titulaire de la Médaille Militaire, puis fait chevalier de la Légion d’Honneur, il était le type même du combattant courageux, efficace, mais toujours modeste.
Il vouait un véritable culte à cette Indochine où il avait « décroché » toutes ses médailles. Revenu en Métropole, il va suivre des études de philosophie en Suisse où il rencontrera celle qui deviendra son épouse Avec elle il se replie sur les Canabières dans l’Aveyron, et depuis son veuvage, il vivait paisiblement dans ce cadre ancestral, promenant son chien fidèle, discutant avec ses voisins et amis et recevant avec beaucoup de joie les visites amicales que la Section lui rendait de temps en temps, malgré l’éloignement. Quelques jours avant son décès, Michel Bain et Guy Meunier, un de ses vieux amis depuis soixante ans, venaient de lui rendre une visite, à l’hôpital, sans illusion sur son décès qui allait survenir bientôt.

Au cours de la cérémonie, que l’Association avait organisée et à laquelle notre Section, grâce au dévouement de Michel Bain, de Meunier et de Jacques Bouthier a participé, un bref rappel de son passé militaire a été lu par Roger Fiorio, Président de Section DPLV, puis Mme Ourieux,le pasteur protestant, nous a invité à réfléchir sur la condition humaine. La salle était bien remplie, par tous ceux, voisins ou amis, qui avaient pu faire le déplacement, malgré le froid glacial dans cette arrière pays au climat rude, et ou pourtant Marcel avait vécu heureux jusque là. Entouré, dans son cercueil, par les nombreux porte Drapeaux des DPLV de la Coloniale et des Associations patriotiques locales, Marcel, a pu, depuis le Ciel, espérons le, entendre l’hymne des Troupes de Marine entonné par l’assistance, accompagné par la trompette de Schira , membre des TDM.
En fin d’après midi, accompagné de fidèles, comme Bain, Bouthier ou Meunier, pour ne citer que les membres des DPLV, ses cendres a été déposées au cimetière des Canabières, village qu’il aimait tant au cours d'une brève cérémonie. Le colonel Paul Chassagneux , président de l'ATDM34 a évoqué les derniers moments de convivialité vécus avec le défunt... Lecture de poèmes, ultime prière... sonnerie aux Morts, refrain de l'extinction des feux...

Mon cher et vieil ami, Marcel Rivière, nous te regretterons toujours et que Dieu te garde auprès de lui ; et si tu jettes de temps en temps depuis le Ciel, un oeil amical sur nous, sache que nous le ressentirons certainement.

Adieu, Marcel ! 
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OBSEQUES de Marcel RIVIERE,
CH/LH, MM, CG TOE, 5 citations 6 mars 2012
SEVERAC LE CHATEAU – LES CANNABIERES


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Merci à tous ceux qui l'ont soutenu dans ses
derniers jours, et tout spécialement à
Mme Paulette ALBINET-GRANIER

Rappel de carrière du Chef de Bataillon Fernand RASPAIL

Légion d'honneur
RAPPEL DE LA CARRIERE MILITAIRE
DU CHEF DE BATAILLON D'INFANTERIE FERNAND RASPAIL

décédé le 31 mai 2012

(Version PDF)
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Rien ne prédestinait notre camarade et ancien né en 1913 à entrer dans la carrière des armes.

Exempté en 1935 du service militaire, Fernand Raspail est classé « Service auxiliaire » en 1939 et rejoint l'école d'administration de BOUGUENAIS comme élève officier en mai 1940 ; il se retrouve sergent dans l'Intendance « classé bureau » à Montpellier le moi suivant.

Démobilisé fin juillet 1940, Fernand se retire à Bédarieux.

Là, résistant de la 1ère heure, il fait évader des internés et des déportés facilitant leur passage en Espagne, fabrique des faux papiers, fournit des renseignements à Londres et participe à la libération de Bédarieux, ce qui lui vaudra une citation élogieuse comme « officier de valeur, modeste, très méritant ».

En septembre 1944, Fernand Raspail s'engage pour la durée de la guerre. Après un stage à Aix en Provence, il est intégré dans l'armée d'active avec le grade de lieutenant en juin 1945.

Puis il sert au 8ème régiment d'infanterie à Béziers, commande successivement deux compagnies de tirailleurs marocains à Dieppe et Rouen, et rejoint le 93ème RI à Courbevoie en août 1948. Il est promu capitaine peu avant son départ pour l'Indochine où il débarque en septembre 1951.

Fernand y sert dans des unités laotiennes quelques mois puis il est détaché auprès d'unités vietnamiennes qui remplacent progressivement les troupes françaises dans le delta du fleuve rouge au Tonkin que les viets « pourrissent »

Il est à nouveau cité 4 fois, arrivant de la base arrière avec des renforts de bric et de broc pour dégager des unités prises dans une  mbuscade ou porter secours à un poste durement attaqué. Ces citations mettent en exergue les remarquables qualités manoeuvrières, le sang-froid, le courage du capitaine Fernand Raspail, payant de sa personne en toutes circonstances.

De retour en métropole en 1954, réaffecté au 93ème RI où il prend le commandement d'une compagnie, le capitaine Raspail embarque pour l'Algérie en avril 1957 où il sert au 94ème RI jusqu'en octobre 1960.

Il est à nouveau cité, comme commandant de la compagnie d'appui et des services, venu dégager une colonne prise dans une embuscade.

En métropole, il est affecté successivement au Centre de Préparation Militaire à Paris, puis, promu chef de bataillon en 1964, au 20ème Bataillon de Chasseurs à Pied comme responsable des services administratifs, et enfin à Noyon au 414ème bataillon des services.

Là, il quitte pratiquement l'uniforme quelques années pour servir « hors cadre », affecté au ministère du logement, uniforme qu'il retrouve à l'Ecole d'Application de l'Infanterie jusqu'à sa retraite à 25 ans de service en 1972.

Fernand Raspail était officier de la Légion d'honneur, titulaire de la croix de guerre 39/45 avec une citation, de la croix des Théâtres d'Opérations Extérieures avec 4 citations, de la Valeur Militaire avec une citation, de la Médaille du combattant volontaire de la Résistance, de la Médaille de la Résistance, de la Croix de la Vaillance vietnamienne, de l'Ordre du Mérite Thaï et de nombreuses médailles  commémoratives.

Le chef de bataillon Fernand Raspail a fait honneur à sa patrie, la France, au Corps des officiers et à l'Arme de l'Infanterie.

Notre section Languedoc sud des Décorés de la Légion d'Honneur au Péril de leur Vie est fière de l'avoir compté parmi ses membres.

A Dieu, Fernand

Décoration de Fernand RASPAIL

Notre président de section Languedoc sud des Décorés de la Légion d'Honneur au Péril de Leur Vie, le lcl Roger Fiorio était présent aux obsèques de notre doyen, accompagné par Michel Bain, porte-drapeau.
Elles ont eu lieu en l'église de Mauguio le samedi 2 juin-12, célébrées par le père CASALS.
La plaque funéraire de notre association a été remise à la famille.

Capitaine Suin Armand


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Naissance : 19 septembre 1918 à Chartres (28000), FRANCE
Décès : 7 janvier 2009 à Sète (34200), FRANCE
Notes : Rappel de carrière Armand SUIN, décédé le 7 janvier 2009
Lu par Jean-Claude BONNAIRE, président de l'UNP34, aux obsèques le 13 janvier

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