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Obsèques de Sylviane BOUTRIN

OBSEQUES de Sylviane BOUTRIN, Béziers,
Centre funéraire du Pech bleu, Béziers - 19 juillet-2012
Mme_BOUTRIN
Le Compte rendu version PDF
Une figure du monde combattant biterrois s'en est allée, la seule femme porte-drapeau que l'on voyait dans toutes les cérémonies patriotiques, arborant fièrement sa Légion d'Honneur, sa Médaille militaire, sa Croix de guerre 39/45 ornée de trois étoiles gagnées comme ambulancière durant les campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne, parfois modestement installée au deuxième ou troisième rang alors que le protocole justifiait que son drapeau des Décorés de la Légion d'Honneur au Péril de Leur Vie fut au premier rang, immédiatement après celui de la SMLH (Société des Membres de la Légion d'Honneur).
Elle était aussi très active au sein des associations aux quelles elle avait adhéré, en particulier chez les Médaillés Militaires, très attachée à cette décoration obtenue pour faits de guerre.
Cette activité se traduisait souvent dans le concret, par exemple dans l'aide au service d'accueil aux assemblées générales, entre machine à café et viennoiseries, ou pour confectionner, sans qu'on lui ait rien demandé, la housse dans laquelle se trouve le drap mortuaire de notre
association.
Ce jeudi 19 juillet, à 10H30, nous étions très nombreux pour saluer une dernière fois la dépouille de Sylviane Boutrin, pour laquelle, tous, nous avions de l'estime et de l'affection. Le sénateurmaire Roger Couderc, l'ancien ministre des AC, Georges Fontès, le cne Roget cdt la cie de
gendarmerie de Béziers étaient présents. Trente drapeaux d'associations AC étaient là, la plupart accompagnés de leurs présidents.
L'office religieux a été célébré sobrement et pieusement par le diacre Christian Parsy.
L'éloge funèbre a été prononcé par le colonel Lucien Moreau.
Parmi les drapeaux, le nôtre, porté par Raymond Martinez.
Membres de notre association présents : Roger Fiorio, président – Paul Blanc, 1er vice-président – Lucien Moreau, 2ème vice-président, délégué du biterrois, organisateur des obsèques – Robert Bayle, Jean- Bernard Monchotte (accompagné de son épouse), membres du CA -
Michel Bain, Georges Bartoli, Jean-Claude Bonnaire (accompagné de son épouse), Robert Chauvel (accompagné de son épouse), Rémi Dalle,
François Derrien, Claude Maurel, Jean-Pierre Molinié – Mmes Kin Dalet, Gisèle Puyal, Marie Rieux , Fernande Valette.
Comme Sylviane se racontait peu, voici ce que dit Robert Aubaniac, chirurgien, chef de la 4ème Cie du bataillon de triage et de traitement
de la Division d'Infanterie algérienne pendant la campagne d'Italie, à laquelle Sylviane appartenait ; « Il faut souligner l'héroïsme des ambulancières de la compagnie, affectueusement appelées « les chaufferettes » qui doivent jour et nuit et par tous les temps, aller chercher les blessés dans les postes de secours avancés ».
Sylviane, nous vous aimions et vous nous manquez...A Dieu

Eloge funèbre de madame Sylviane Boutrin, prononcé par le colonel
Lucien Moreau le jeudi 19 juillet à Béziers (salle des hommages, centre funéraire Le Pech bleu)
Il y a quelques jours, le 12 juillet, Sylviane Boutrin nous quittait brutalement et en toute discrétion.
Aujourd'hui autour de sa fille et de sa famille, le monde combattant stupéfait, consterné, et ses nombreux amis sont réunis pour lui rendre un dernier hommage. A la demande des Associations et en leur nom, il me revient le douloureux devoir de faire l'apologie de sa vie. Une vie consacrée à notre pays, la France, et couronnée par la croix de croix de chevalier de la Légion d'honneur, de la Médaille Militaire, de la croix de Guerre 39/45 et de 3 citations.
Sylviane Boutrin est née le 9 avril 1924 à Rouina, en Algérie. Au gré des mutations de son père, garde-forestier, elle a fait sa scolarité en Kabylie, région chère à son coeur.
Elle aurait aimé embrasser une carrière para-médicale. Mais c'est la guerre. Les Alliés ont débarqué en AFN. Elle n'hésite pas et elle s'engage dans une unité du Personnel Féminin de l'Armée de Terre alors en formation. Elle n'a pas encore 19 ans. Après quelques mois d'une instruction militaire et technique accélérée Sylviane Boutrin rejoint une Section d'Ambulancières dans laquelle elle connaîtra une existence rude, une discipline stricte, un entraînement intensif.
En 1943, à la veille de Noël, Sylviane Boutrin, au sein de la 3° DIA, débarque à Naples en Italie.
Immédiatement son unité est engagée, de jour et de nuit, sur les pentes de très hauts sommets dans des combats d'une exceptionnelle dureté, dans la neige par une température glaciale. Sylviane Boutrin se retrouve donc dans cette bataille de titans, dans un enfer de sang et de feu. Pour sauver ce qui peut l'être, Sylviane Boutrin avec d'autres ambulancières revendique l'honneur de conduire leurs sanitaires sur les routes et les chemins les plus exposés, les plus dangereux, les plus bombardés.
Pour les missions d'urgence, pour aller chercher de nuit les blessés, Sylviane Boutrin répond toujours « Présent ». Un reporter écrira « Elle appartient à ce bataillon de femmes qui VIVENT sur les routes de la MORT ».
Après le débarquement de la 1ère Armée sur les côtes de Provence Sylviane Boutrin est à Marseille pour fêter la libération de la Ville. Puis elle sera de la remontée du Rhône, elle connaîtra les combats épuisants des Vosges et de la bataille de Strasbourg. Avant de participer au défilé de la Victoire à Stuttgart elle reçoit une citation fort élogieuse que je ne peux m'empêcher de vous lire :
« Conductrice d'un dévouement inlassable, faisant preuve en permanence des plus belles qualités. Toujours volontaire. A multiplié les témoignages de son courage, de son mépris total du danger au cours des Campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne. Sans cesse au plus près des premières lignes, assurant les évacuations des postes de secours vers le triage, dans des conditions souvent difficiles et dangereuses, refusant tout repos, travaillant jour et nuit, a donné une fois encore sa mesure à Scheibenhardt le 19/3/45, à Neulussheim le 2/4/45, à Merklingen le 22/4/45. Donne sans cesse la preuve de la haute conception qu'elle a de son devoir »
La guerre finie, après un bref retour dans la vie civile, Sylviane Boutrin reprend l'uniforme conservant toujours l'allant, la flamme de la jeune engagée. A travers diverses affectations elle va servir en métropole, en Afrique, en Allemagne, en Algérie. Partout elle est appréciée de ses
supérieurs qui louent ses qualités d'obéissance, de droiture, de générosité, de disponibilité, de dévouement.
En 1979 elle met un terme à sa carrière militaire. Arrivée parmi nous, un peu plus tard, Sylviane Boutrin va s'investir dans la vie du monde
combattant biterrois et répondre aux sollicitations de nombreuses associations dont elle sera la cheville ouvrière mais aussi la précieuse auxiliaire des responsables. Porte-drapeau infatigable, par tous les temps elle est de toutes les cérémonies, de toutes les manifestations patriotiques.
Avec Sylviane Boutrin disparaît l'une de nos camarades les plus dévoués du monde combattant, l'une des plus fidèles à nos réunions et à nos assemblées.
Au nom des membres des associations patriotiques et du monde combattant, je veux vous dire Marie-France* toute notre tristesse d'avoir perdu une amie et vous adresser, à vous-même et à votre famille nos très sincères et affectueuses condoléances.
A BEZIERS le 19 juillet 2012
Le colonel (h) Moreau Lucien

Hommage au chef d'escadron Fernand Féraud

Hommage au chef d'escadron Fernand Feraud, décédé le 22 novembre 2012
Par le colonel Pierre Mollière (promotion Garigliano)
En l’église Notre-Dame du Lac de Lunel (27 novembre-12)

CE FERAUD Fernand
C’est au nom de tous les P’tits Cos de la Promotion Garigliano, présents ce matin,ou disparus ou absents bien souvent pour cause de santé, que je prends la parole pour rendre un dernier hommage à notre Instructeur et notre Ami.
Je résumerai tout d’abord brièvement sa carrière militaire pour ensuite parler de l’Ami.
Né en 1920, ici, à Lunel où il fit toutes ses études et où, ici même, dans cette église, il fut baptisé, puis se maria en 1947 à Marie-Thérèse Morel.
Il s’engagea en 1939 au moment des hostilités de la seconde guerre mondiale.
Démobilisé à l’armistice, il continua son engagement au service de la France en Algérie.
Après son entrée à l’Ecole Militaire de Cherchell, il fut promu Aspirant, et rejoignit le 93èmeRAA.
C’est avec cette unité qu’il fît le débarquement avec le Corps Expéditionnaire Français en Italie.
En Mai I 944, ce furent alors les Combats terribles sur le Garigliano, où il participa avec bravoure, comme observateur d’artillerie. Il y fut un actif participant à la victoire par les tirs d’artillerie importants qu’il commanda Il fut récompensé à la fin de cette guerre par 2 citations à l’ordre de la Division.
C’est en 1949, après plusieurs autres affectations, au 19 RA en particulier qu il fut affecté à l’Ecole Spéciale Militaire Interarmes à Saint Cyr-Coetquidan et là, il reçut l’honneur de prendre le commandement, au sein de la Promotion GAR1GLIANO, de la 3ème Section de formation des Elèves Officiers de la 4èmeCompagnie, où il sut montrer toutes ses qualités de Chef, et où il sut imprégner ses Elèves, par son charisme, de toutes les valeurs militaires.
Puis ce fut ensuite, comme Capitaine, son affectation au 16èmeRégiment d’artillerie à Wittlich, en Allemagne, où je me suis retrouvé lieutenant sous ses ordres, à la 2ème Batterie, et où, j’ai pu apprécier ses qualités de meneur d’hommes.
En 1965, après plusieurs affectations en Algérie, en particulier à Im Amguel, Centre d’essais du Sahara, ,il devait , sur sa demande, quitter la vie militaire , qui l’avait profondément marqué.
Maintenant c’est à notre Ami que je voudrais rendre hommage. Je pourrais dire à notre Grand Frère d’Armes ce qu’il était pour beaucoup d’entre nous. Personnellement, c’est en arrivant à Montpellier, à la retraite, que nous le retrouvions, mon épouse et moi, avec Mimi à Lunel -Viel lors d’une grande réunion de Promo.
En effet, fidèle à ses élèves, il aimait nous réunir pour rappeler les bons souvenirs qu’il évoquait toujours avec beaucoup d’humour.
Et c’est toujours avec un réel plaisir que nous le rencontrions avec Mimi, son épouse car c’était toujours un accueil chaleureux, que cela soit à Lunel-Viel ou à La Grande Motte.
Nous apprécions toujours sa modestie dans ses faits d’armes qu’il nous relatait. ll avait une mémoire phénoménale,qu’il garda jusqu’en ses derniers jours.
Face aux difficultés de santé, en particulier lors de la perte progressive de sa vue, il sut montrer un très grand courage, avec l’aide exceptionnelle de son épouse et aussi grâce à sa foi profonde.
Outre ses qualités ci-dessus il savait faire preuve de sens du service et de générosité.
Chaque année, nous aimions nous réunir autour de lui le 11 mai en souvenir du Garigliano et cette dernière année il avait su nous éblouir par sa vivacité d’esprit. Nous essaierons de perpétuer cette réunion tant que nous le pourrons, en souvenir de lui.
Maintenant, que la grâce de Dieu, que nous allons implorer lors de l’office religieux, puisse accompagner Mimi et ses enfants dans ces moments douloureux.

Dans l’espoir de te revoir auprès de Dieu, cher Fernand, je te dis au revoir.

Hommage à l’adjudant-chef Jean-Pierre LOPEZ

Adjudant-Chef_Jean-Pierre_LOPEZ2Adjudant-Chef_Jean-Pierre_LOPEZ

Hommage prononcé aux obsèques de Jean-Pierre Lopez, au cimetière Le Py de Sète le 11 juin 2012 par le chef de bataillon Antoine d’Assonville, trésorier de l’association et ami du défunt. (version PDF)

Mon adjudant-chef LOPEZ Jean-Pierre, président national de l’amicale des anciens combattants du 81ème Régiment d’Infanterie.

En tant que trésorier national de cette amicale, en son nom et avec les membres ici présents et ceux qui n’ont pas pu venir, nous venons vous rendre hommage aux derniers moments de votre vie. Vous avez fait votre devoir en tant que président et nous vous en remercions.
Jean-Pierre Lopez, né le 10 mai 1936 à Oran (Algérie), est appelé sous les drapeaux pendant les événements d’Algérie, dans l’Armée de l’Air, au bataillon 1/140 dans la région de Blida, département d’Alger, de 1955 au 30/5/57 et termine son service avec le grade de caporal-chef.
Rengagement à la section administrative spécialisée de St Hippolyte, région de Mascara, département d’Oran, comme brigadier MOGHAZNI et interprète du 1/9/1957 au 12/10/1959. Puis il sert au 151ème bataillon d’infanterie jusqu’à la fin des événements d’Algérie.
Du 20/3/1963 au 20/3/1965, il rengage en France au Centre d’instruction du 159ème bataillon d’infanterie alpine à Briançon (Alpes).
Du 20/5/1965 au 20/5/1967, il prend un nouveau rengagement de deux ans au 159ème d’infanterie alpine toujours à Briançon (Alpes) avec le grade de sergent.
De 1967 à 1982, il rejoint le 81ème régiment d’infanterie à Sète avec le grade de sergent-chef, adjudant et prend sa retraite le 1/08/1982 avec le grade d’adjudant-chef. Il se retire à Sète.
Marié avec 3 enfants, deux filles, un garçon, l’adjudant-chef Lopez est affecté dans la réserve combattante.
Après avoir été employé à divers postes, il profite paisiblement de sa retraite.
Pendant toute sa carrière militaire, toujours volontaire, meneur d’hommes exemplaire, faisant preuve de grandes qualités de combattant, il est décoré de la croix de la Valeur militaire avec quatre citations et de la Médaille militaire pour faits de guerre.
Il est successivement promu chevalier de l’Ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’Honneur, officier de l’Ordre national du Mérite. Il est également titulaire de la croix du Combattant volontaire avec agrafe « Algérie » et de la croix du Combattant.
Jean-Pierre était très apprécié dans le milieu civil et combattant. Très connu de beaucoup de monde, il devient une certaine personnalité de la ville de Sète. Il reçoit une lettre de félicitations du maire de cette ville et il est désigné « Maître de cérémonies » pour les différentes manifestations militaires depuis 1982.
Toujours volontaire, dévoué, jovial, familier et boute en train, il entre au service de plusieurs associations de Sète :
· président des Anciens combattants d’Afrique du Nord
· président des Médaillés Militaires
· président des Anciens de l’armée d’Afrique
· président des Pieds noirs d’Algérie
Il était en outre trésorier de la section Languedoc sud des Décorés de la Légion d’Honneur au Péril de Leur Vie, et, bien sûr, jusqu’à ce jour, président national de l’Amicale des anciens combattants du 81ème RI.
Je dois certainement oublier d’autres servitudes de volontariat. Il tient tous ces postes avec volonté, heureux de rendre service à tout le monde, avec bonne humeur et sans discontinuer.
Au nom de l'Amicale des AC du 81ème RI, mon adjudant-chef, nous vous saluons et vous disons un grand adieu.
Nous adressons à madame OBESA, sa compagne, à ses enfants et à toute sa famille, nos condoléances les plus sincères et nous partageons avec eux notre peine.

Jean-Pierre LOPEZ avait démissionné de notre section en 2010 pour rejoindre sa famille en Normandie.
A l’issue de l’hommage au pied du drapeau du carré militaire, les cendres de notre camarade ont été dispersées au lieu réservé du cimetière Py.

Une vingtaine de drapeaux étaient présents pour l’hommage.
Pratiquement tous les présidents des associations AC de Sète ; beaucoup de « piedsnoirs».
Représentants notre section Languedoc sud : président Roger Fiorio, Michel Bain

A Dieu Jean-Pierre...

Rappel de carrière de l'adjudant Pierre CHIESI

Adjudant_Pierre_CHIESI
Notre camarade et ancien, Pierre CHIESI, dons nous saluons ici la dépouille et honorons la mémoire, est né à Corté, en Corse le 5 septembre 1925.
Il est âgé de 16 ans lorsque les allemands envahissent l’île de Beauté le 11 novembre 1942, après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord 3 jours auparavant.
Moins d’un an plus tard, en septembre 1943, la Corse se soulève. Les patriotes aidés par le Bataillon de Choc venu d’Afrique du Nord et des unités italiennes ralliées détruisent ou font prisonnières les troupes allemandes en moins de trois semaines.
Le 5 octobre, la Corse est le premier département français libéré.
Cinq mois plus tard, Pierre qui a 18 ans, est déclaré bon pour le service armé et mobilisé. Après une période de formation en Corse, il rejoint l’Algérie en juin 1944, puis embarque à Mers-el-Kébir à titre de renfort en novembre pour la France où il rejoint le 1er Régiment de Cuirassiers dans le Jura, régiment avec lequel il participe aux rudes combats des campagnes de France et d’Allemagne, comme aide-conducteur de char, obtenant la croix de guerre 1939/1945 avec une citation avec étoile de bronze, blessé au combat.

Rengagé, le 1ère classe CHIESI reste en Allemagne jusqu’en décembre1946.

Sur sa demande, il embarque pour l’Indochine en janvier 1947, où il est affecté au 73ème régiment du Génie, 21éme compagnie avec laquelle il fait campagne en Cochinchine puis à Langson, au Tonkin, sur la frontière chinoise, comme conducteur sur la route coloniale N°4 entre Langson et Cao Bang, particulièrement dangereuse, où les postes et les convois sont sans cesse attaqués par les soldats vietminh. Il est rapatrié en métropole en mai 1950.
Au cours de ce premier séjour en Indochine, Pierre est nommé brigadier, puis brigadier-chef, obtenant la croix des théâtres d’opérations extérieures avec deux citations avec étoile de bronze.
Après trois mois de congé à CORTE, il rejoint le 34ème Bataillon du Génie à Tunis.
A nouveau volontaire pour l’Indochine, nommé sergent en novembre 1951, il rejoint le Tonkin et le 73ème Bataillon du Génie en octobre 1952. Il participe à de nombreuses opérations visant à protéger le delta du fleuve rouge au sein des Groupes mobiles, en ouverture de route et sécurisation des ouvrages d’art. Il est rapatrié en métropole en janvier 1954.
Au cours de ce deuxième séjour, le sergent Chiesi est à nouveau cité deux fois avec étoile de bronze. Il est décoré de la Médaille militaire pour services exceptionnels.
Une affectation de 4 ans en Allemagne, à RASTATT au 13ème Bataillon du Génie suit.
Promu Sergent-chef en 1955, Pierre obtient son certificat interarmes, son brevet du 1er degré « Génie » ; il est admis dans le Corps des sous-officiers de carrière.
Début 1961, il est affecté en Algérie au 72ème Bataillon du Génie, à Dra el Mizan. Nommé adjudant en 1962, il quitte l’Algérie en juin 1963.
Après deux ans en métropole au 32ème Régiment du Génie, l’adjudant Chiesi part pour Madagascar, en assistance militaire technique en juin 1965 pour un séjour de deux ans et demi où son calme et sa compétence sont appréciés.
Notre ancien termine sa carrière en Allemagne à Vieux Brisach, au 10ème régiment du Génie, admis à faire valoir ses droits à la retraite après 25 ans de service le 4 mai 1970.
En relisant les citations qu’il a obtenues, on retrouve les mots « courage, sang-froid, volontaire pour toutes les missions dangereuses, dévouement parfait, conscience professionnelle ».
Titulaire de la croix de Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaillé Militaire, Croix de guerre 39/45, croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures, médailles commémoratives Extrême-Orient, Afrique du Nord, Médaille coloniale, Médaille de la Jeunesse et des Sports, cinq fois cité au combat, blessé,...
...Oui, l’adjudant Pierre CHIESI a fait honneur aux Armes de la France, à la Corse, au Corps des sous-Officiers et à l’Arme du Génie.
A Dieu, adjudant Pierre CHIESI, mon ancien
24 mai 2012

Pierre CHIESI avait démissionné de notre section Languedoc sud des Décorés de la Légion d'Honneur au Péril de Leur Vie en 2008.
Sa famille a souhaité la présence de notre drapeau aux obsèques. Nous lui avons donné satisfaction