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Éloge du lieutenant-colonel Armand Cazalet

LCL CAZALET Armand

 

Éloge du lieutenant-colonel Armand Cazalet
Prononcé par le général Jacques Pigeaud
En l’église de Castelnau-le-Lez le 21 mai 2013

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En tant que doyen des Saint-Cyriens de la région, et comme ancien du lieutenant-colonel Cazalet – moi de la "Charles de Foucault 41/42" et lui de la "Croix de Provence 1942" – il m'a été demandé de prononcer une courte allocution au cours de cette cérémonie.

Appelé de la classe 40, puisque né en 1920, Armand Cazalet, qui passe par les Chantiers de Jeunesse à Saint-Pons, s'engage au 8ème Régiment d'infanterie à Montpellier, puis prépare Saint-Cyr pour faire partie de la promo 42 à Aix-en-Provence, où il se trouve donc être de mes jeunes.

Membre de l'ORA (Organisation de Résistance de l'Armée) et au Maquis en 43-44, il est ensuite élève à l'École de Cherchell en Algérie. Entre 1947 et 1953, il sert en Indochine au 2ème Régiment étranger d'infanterie (REI) au premier séjour et au 1er Régiment de tirailleurs algériens (RTA) au second. Il y est blessé et mérite pas moins de 9 citations dont certaines à l'ordre de l'armée.

On le retrouve au Maroc dans le Rif en 55/56 puis en Algérie au 51ème RI entre 58 et 61 où il mérite 2 nouvelles citations, soit 11 au total, ce qui lui a valu de recevoir des mains du commissaire-général de division 2s Cambon de Lavalette la cravate de commandeur de la Légion d'Honneur le 18 juin 2002.

Je ne résiste pas au désir de vous lire des extraits des citations qui ont été décernées à notre ami en Indochine :
« Magnifique officier d'un calme courage, possédant parfaitement le sens du combat de l'infanterie. »
« Commandant de compagnie d'un exceptionnel courage, a réussi à reprendre pied dans le village de Duong Tuog tenu par l'ennemi, en a chassé les rebelles à l'aube par un assaut qui a surpris l'adversaire ».
« Commandant de compagnie de tout premier ordre, calme et réfléchi, a participé à toutes les opérations du Bataillon depuis un an. S'est particulièrement distingué à Ngoc Thap où son point d'appui étant attaqué par un fort élément ennemi, en même temps que des tirs de mortier tombaient sur sa position, a repoussé l'assaillant lui causant des pertes sérieuses. »

A la retraite à Castelnau-le-Lez en 1970, il se consacre à l'histoire où il fait preuve d'une solide culture.
Il était membre de plusieurs associations d'anciens combattants ou d'anciens militaires où ses activités et son dévouement étaient bien connus de tous.
Au nom des Saint-Cyriens et de ses amis militaires de notre entourage, j'adresse à son épouse Odette, à ses quatre enfants et à toute sa famille nos regrets, notre sympathie et nos sincères condoléances.

Cazalet

Eloge funèbre du Général Pierre GRASSER

ELOGE FUNEBRE DU Général Pierre GRASSER,

prononcé à ses obsèques le 18 mars 2013 en l'église Notre Dame de l'Espérance de Montpellier
par le Général de division (gendarmerie) Georges DELCLOS,
Président de la Saint-Cyrienne pour l’Hérault
Général Pierre  Grasser
 
Nous sommes réunis ici pour un dernier hommage au Général Pierre GRASSER dont la carrière militaire peut illustrer un livre d'histoire sur la 2ème moitié du XXème siècle et servir d'exemple aux nouvelles générations d'officiers.
Cette carrière s'articule en 4 périodes ponctuées par la scolarité à St-Cyr, le diplôme d'état-major, l'école de guerre, l'IHEDN.
De la première période, Résistance et Libération, nous retiendrons que dès l'âge de 17 ans le jeune Grasser montre sa détermination patriotique en participant le 11 novembre 1940 à la manifestation des lycéens et étudiants à l'Arc de Triomphe à Paris.
Naturellement, il refuse le service de travail obligatoire en Allemagne et rejoint en 1943 l'organisation de résistance de l'armée, prenant sa part aux actions du groupe Liénard.
Naturellement il s'engage en août 1944 au 2ème bataillon de choc de la 5ème division blindée avec lequel il participe à la campagne d'Alsace.
 
Admis à St-Cyr, il suit la scolarité de la promotion Rome et Strasbourg à Cherchell en 1944- 1945 et, sorti dans l'infanterie, il choisit de servir au 13ème BCA qui le conduit en Autriche.
Pas pour longtemps car il part en Indochine en décembre 1946.
Il va vivre une vraie épopée indochinoise, en 2 séjours entrecoupés d'un bref retour en Autriche.
De décembre 1946 à octobre 1949, il sert d'abord au 1er RIC en Cochinchine où il est gravement blessé puis, une fois rétabli, au 21ème RIC au Tonkin.
D'avril 1952 à juillet 1954, il sert dans le secteur du sud-ouest cochinchinois au 1er bataillon mixte d'extrême-orient puis à l'état-major du secteur.
Titulaire de 3 citations il est fait chevalier de la légion d'honneur à titre exceptionnel.
 
De retour en France et affecté en novembre 1954 au 159ème RIA, il embarque en août 1955 pour l'Algérie. Vont alors suivre huit années intensément vécues:
  • commandement du quartier de Beaupretre et Tizi Renif en Kabylie,
  • participation au centre d'entrainement du Colonel Bigeard,
  • deuxième bureau du commandant en chef , avec la capture du chef de la wilaya de Blida,
  • participation à l'opération aéroportée de Bizerte.
Entre ces activités, il a eu l'occasion de reprendre son souffle, si l'on peut dire, au stage du DEM, lors d'une affectation au 3ème bureau de l'EMAT, et en suivant le stage Parachutiste.
 
Reçu à l'Ecole Supérieure de Guerre en 1963, il quitte l'Algérie pour Paris.
A l'issue de son stage il entre dans une alternance de postes d'état-major et de temps de troupe notamment au 8ème Groupement de Chasseurs dont il sera chef de corps et à la division Emploi de l'EMAT.
Après l'IHEDN, il est en 1975, en raison de ses connaissances de l'Allemagne et de la langue allemande, nommé chef de la Mission de Liaison du CCFFA à Bonn auprès du gouvernement fédéral. Il y sera nommé général en mars 1980.
Passant en 2ème section, il se retire à Montpellier.
Des nombreux titres du général Grasser, je citerai ses grades de commandeur de la Légion d'Honneur et de l'Ordre National du Mérite, ses 6 citations dont 2 à l'ordre de l'Armée, ses 2 blessures de guerre.
 
Le général Grasser était membre de nombreuses associations et pendant huit ans qui ont suivi sa nomination en 2ème section, il a participé à la préparation des candidats à l'ESG, démontrant une fois encore sa sociabilité et son esprit de camaraderie.
 
Nous remercions le Général Grasser pour l'exemple qu'il nous a donné.
 
Le général Grasser s'était marié en février 1952. Son épouse qui l'a soutenu tout au long de cette carrière foisonnante est décédée en juin 2005. Les voici aujourd'hui réunis et nous leur dédions nos prières.
Nous présentons enfin nos condoléances à Mme Marie-Paule Grasser et à sa famille.
 
Le général Grasser était membre de notre section Languedoc sud de l'AMLH/DPLV. Roger Fiorio(président de section), Robert Bayle, et notre porte-drapeau, François Derrien, étaient présents aux obsèques. Notre plaque mortuaire a été remise à la famille du défunt.

Obsèques de Sylviane BOUTRIN

OBSEQUES de Sylviane BOUTRIN, Béziers,
Centre funéraire du Pech bleu, Béziers - 19 juillet-2012
Mme_BOUTRIN
Le Compte rendu version PDF
Une figure du monde combattant biterrois s'en est allée, la seule femme porte-drapeau que l'on voyait dans toutes les cérémonies patriotiques, arborant fièrement sa Légion d'Honneur, sa Médaille militaire, sa Croix de guerre 39/45 ornée de trois étoiles gagnées comme ambulancière durant les campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne, parfois modestement installée au deuxième ou troisième rang alors que le protocole justifiait que son drapeau des Décorés de la Légion d'Honneur au Péril de Leur Vie fut au premier rang, immédiatement après celui de la SMLH (Société des Membres de la Légion d'Honneur).
Elle était aussi très active au sein des associations aux quelles elle avait adhéré, en particulier chez les Médaillés Militaires, très attachée à cette décoration obtenue pour faits de guerre.
Cette activité se traduisait souvent dans le concret, par exemple dans l'aide au service d'accueil aux assemblées générales, entre machine à café et viennoiseries, ou pour confectionner, sans qu'on lui ait rien demandé, la housse dans laquelle se trouve le drap mortuaire de notre
association.
Ce jeudi 19 juillet, à 10H30, nous étions très nombreux pour saluer une dernière fois la dépouille de Sylviane Boutrin, pour laquelle, tous, nous avions de l'estime et de l'affection. Le sénateurmaire Roger Couderc, l'ancien ministre des AC, Georges Fontès, le cne Roget cdt la cie de
gendarmerie de Béziers étaient présents. Trente drapeaux d'associations AC étaient là, la plupart accompagnés de leurs présidents.
L'office religieux a été célébré sobrement et pieusement par le diacre Christian Parsy.
L'éloge funèbre a été prononcé par le colonel Lucien Moreau.
Parmi les drapeaux, le nôtre, porté par Raymond Martinez.
Membres de notre association présents : Roger Fiorio, président – Paul Blanc, 1er vice-président – Lucien Moreau, 2ème vice-président, délégué du biterrois, organisateur des obsèques – Robert Bayle, Jean- Bernard Monchotte (accompagné de son épouse), membres du CA -
Michel Bain, Georges Bartoli, Jean-Claude Bonnaire (accompagné de son épouse), Robert Chauvel (accompagné de son épouse), Rémi Dalle,
François Derrien, Claude Maurel, Jean-Pierre Molinié – Mmes Kin Dalet, Gisèle Puyal, Marie Rieux , Fernande Valette.
Comme Sylviane se racontait peu, voici ce que dit Robert Aubaniac, chirurgien, chef de la 4ème Cie du bataillon de triage et de traitement
de la Division d'Infanterie algérienne pendant la campagne d'Italie, à laquelle Sylviane appartenait ; « Il faut souligner l'héroïsme des ambulancières de la compagnie, affectueusement appelées « les chaufferettes » qui doivent jour et nuit et par tous les temps, aller chercher les blessés dans les postes de secours avancés ».
Sylviane, nous vous aimions et vous nous manquez...A Dieu

Eloge funèbre de madame Sylviane Boutrin, prononcé par le colonel
Lucien Moreau le jeudi 19 juillet à Béziers (salle des hommages, centre funéraire Le Pech bleu)
Il y a quelques jours, le 12 juillet, Sylviane Boutrin nous quittait brutalement et en toute discrétion.
Aujourd'hui autour de sa fille et de sa famille, le monde combattant stupéfait, consterné, et ses nombreux amis sont réunis pour lui rendre un dernier hommage. A la demande des Associations et en leur nom, il me revient le douloureux devoir de faire l'apologie de sa vie. Une vie consacrée à notre pays, la France, et couronnée par la croix de croix de chevalier de la Légion d'honneur, de la Médaille Militaire, de la croix de Guerre 39/45 et de 3 citations.
Sylviane Boutrin est née le 9 avril 1924 à Rouina, en Algérie. Au gré des mutations de son père, garde-forestier, elle a fait sa scolarité en Kabylie, région chère à son coeur.
Elle aurait aimé embrasser une carrière para-médicale. Mais c'est la guerre. Les Alliés ont débarqué en AFN. Elle n'hésite pas et elle s'engage dans une unité du Personnel Féminin de l'Armée de Terre alors en formation. Elle n'a pas encore 19 ans. Après quelques mois d'une instruction militaire et technique accélérée Sylviane Boutrin rejoint une Section d'Ambulancières dans laquelle elle connaîtra une existence rude, une discipline stricte, un entraînement intensif.
En 1943, à la veille de Noël, Sylviane Boutrin, au sein de la 3° DIA, débarque à Naples en Italie.
Immédiatement son unité est engagée, de jour et de nuit, sur les pentes de très hauts sommets dans des combats d'une exceptionnelle dureté, dans la neige par une température glaciale. Sylviane Boutrin se retrouve donc dans cette bataille de titans, dans un enfer de sang et de feu. Pour sauver ce qui peut l'être, Sylviane Boutrin avec d'autres ambulancières revendique l'honneur de conduire leurs sanitaires sur les routes et les chemins les plus exposés, les plus dangereux, les plus bombardés.
Pour les missions d'urgence, pour aller chercher de nuit les blessés, Sylviane Boutrin répond toujours « Présent ». Un reporter écrira « Elle appartient à ce bataillon de femmes qui VIVENT sur les routes de la MORT ».
Après le débarquement de la 1ère Armée sur les côtes de Provence Sylviane Boutrin est à Marseille pour fêter la libération de la Ville. Puis elle sera de la remontée du Rhône, elle connaîtra les combats épuisants des Vosges et de la bataille de Strasbourg. Avant de participer au défilé de la Victoire à Stuttgart elle reçoit une citation fort élogieuse que je ne peux m'empêcher de vous lire :
« Conductrice d'un dévouement inlassable, faisant preuve en permanence des plus belles qualités. Toujours volontaire. A multiplié les témoignages de son courage, de son mépris total du danger au cours des Campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne. Sans cesse au plus près des premières lignes, assurant les évacuations des postes de secours vers le triage, dans des conditions souvent difficiles et dangereuses, refusant tout repos, travaillant jour et nuit, a donné une fois encore sa mesure à Scheibenhardt le 19/3/45, à Neulussheim le 2/4/45, à Merklingen le 22/4/45. Donne sans cesse la preuve de la haute conception qu'elle a de son devoir »
La guerre finie, après un bref retour dans la vie civile, Sylviane Boutrin reprend l'uniforme conservant toujours l'allant, la flamme de la jeune engagée. A travers diverses affectations elle va servir en métropole, en Afrique, en Allemagne, en Algérie. Partout elle est appréciée de ses
supérieurs qui louent ses qualités d'obéissance, de droiture, de générosité, de disponibilité, de dévouement.
En 1979 elle met un terme à sa carrière militaire. Arrivée parmi nous, un peu plus tard, Sylviane Boutrin va s'investir dans la vie du monde
combattant biterrois et répondre aux sollicitations de nombreuses associations dont elle sera la cheville ouvrière mais aussi la précieuse auxiliaire des responsables. Porte-drapeau infatigable, par tous les temps elle est de toutes les cérémonies, de toutes les manifestations patriotiques.
Avec Sylviane Boutrin disparaît l'une de nos camarades les plus dévoués du monde combattant, l'une des plus fidèles à nos réunions et à nos assemblées.
Au nom des membres des associations patriotiques et du monde combattant, je veux vous dire Marie-France* toute notre tristesse d'avoir perdu une amie et vous adresser, à vous-même et à votre famille nos très sincères et affectueuses condoléances.
A BEZIERS le 19 juillet 2012
Le colonel (h) Moreau Lucien

Hommage au chef d'escadron Fernand Féraud

Hommage au chef d'escadron Fernand Feraud, décédé le 22 novembre 2012
Par le colonel Pierre Mollière (promotion Garigliano)
En l’église Notre-Dame du Lac de Lunel (27 novembre-12)

CE FERAUD Fernand
C’est au nom de tous les P’tits Cos de la Promotion Garigliano, présents ce matin,ou disparus ou absents bien souvent pour cause de santé, que je prends la parole pour rendre un dernier hommage à notre Instructeur et notre Ami.
Je résumerai tout d’abord brièvement sa carrière militaire pour ensuite parler de l’Ami.
Né en 1920, ici, à Lunel où il fit toutes ses études et où, ici même, dans cette église, il fut baptisé, puis se maria en 1947 à Marie-Thérèse Morel.
Il s’engagea en 1939 au moment des hostilités de la seconde guerre mondiale.
Démobilisé à l’armistice, il continua son engagement au service de la France en Algérie.
Après son entrée à l’Ecole Militaire de Cherchell, il fut promu Aspirant, et rejoignit le 93èmeRAA.
C’est avec cette unité qu’il fît le débarquement avec le Corps Expéditionnaire Français en Italie.
En Mai I 944, ce furent alors les Combats terribles sur le Garigliano, où il participa avec bravoure, comme observateur d’artillerie. Il y fut un actif participant à la victoire par les tirs d’artillerie importants qu’il commanda Il fut récompensé à la fin de cette guerre par 2 citations à l’ordre de la Division.
C’est en 1949, après plusieurs autres affectations, au 19 RA en particulier qu il fut affecté à l’Ecole Spéciale Militaire Interarmes à Saint Cyr-Coetquidan et là, il reçut l’honneur de prendre le commandement, au sein de la Promotion GAR1GLIANO, de la 3ème Section de formation des Elèves Officiers de la 4èmeCompagnie, où il sut montrer toutes ses qualités de Chef, et où il sut imprégner ses Elèves, par son charisme, de toutes les valeurs militaires.
Puis ce fut ensuite, comme Capitaine, son affectation au 16èmeRégiment d’artillerie à Wittlich, en Allemagne, où je me suis retrouvé lieutenant sous ses ordres, à la 2ème Batterie, et où, j’ai pu apprécier ses qualités de meneur d’hommes.
En 1965, après plusieurs affectations en Algérie, en particulier à Im Amguel, Centre d’essais du Sahara, ,il devait , sur sa demande, quitter la vie militaire , qui l’avait profondément marqué.
Maintenant c’est à notre Ami que je voudrais rendre hommage. Je pourrais dire à notre Grand Frère d’Armes ce qu’il était pour beaucoup d’entre nous. Personnellement, c’est en arrivant à Montpellier, à la retraite, que nous le retrouvions, mon épouse et moi, avec Mimi à Lunel -Viel lors d’une grande réunion de Promo.
En effet, fidèle à ses élèves, il aimait nous réunir pour rappeler les bons souvenirs qu’il évoquait toujours avec beaucoup d’humour.
Et c’est toujours avec un réel plaisir que nous le rencontrions avec Mimi, son épouse car c’était toujours un accueil chaleureux, que cela soit à Lunel-Viel ou à La Grande Motte.
Nous apprécions toujours sa modestie dans ses faits d’armes qu’il nous relatait. ll avait une mémoire phénoménale,qu’il garda jusqu’en ses derniers jours.
Face aux difficultés de santé, en particulier lors de la perte progressive de sa vue, il sut montrer un très grand courage, avec l’aide exceptionnelle de son épouse et aussi grâce à sa foi profonde.
Outre ses qualités ci-dessus il savait faire preuve de sens du service et de générosité.
Chaque année, nous aimions nous réunir autour de lui le 11 mai en souvenir du Garigliano et cette dernière année il avait su nous éblouir par sa vivacité d’esprit. Nous essaierons de perpétuer cette réunion tant que nous le pourrons, en souvenir de lui.
Maintenant, que la grâce de Dieu, que nous allons implorer lors de l’office religieux, puisse accompagner Mimi et ses enfants dans ces moments douloureux.

Dans l’espoir de te revoir auprès de Dieu, cher Fernand, je te dis au revoir.