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Hommage au maréchal des logis Maurice SANSPEUR

Hommage au maréchal des logis Maurice SANSPEUR, décédé le 20 juillet 2013

Maurice SANSPEUR est de la génération qui a participé activement à la guerre 1939/45.

A peine sorti de l’enfance, il n’avait que 13 ans, il fait partie d’un réseau de résistance communiste dès juillet 1941 dirigé par Mr Emile DEBONNE, ancien mineur et militant CGT, ouvrier dans une usine du Mans. Ce réseau est très actif, réalisant des sabotages sur les voies ferrées dès 1943 et faisant sauter au Mans, les locaux de la ligue contre le bolchevisme et ceux de l’office de placement des ouvriers français en Allemagne en janvier 1943.

Arrêté fin juin1943 avec une douzaine de camarades, Emile DEBONNE, reconnu terroriste par un tribunal allemand, sera fusillé, comme ses compagnons, quelques jours après.

Le jeune Maurice, dont des membres de sa famille ont été arrêtés, décide alors de rejoindre l’Afrique du Nord pour poursuivre le combat contre l’occupant.

Pris en charge par des réseaux de passeurs, il franchit la ligne de démarcation de la France non occupée, traverse les Pyrénées et passe en Espagne. Là, il est interné dans des conditions très dures pendant deux mois dans les prisons espagnoles du général FRANCO.

Maurice parvient à Casablanca le 25 septembre 1943 à bord du bateau l’Epine et s’engage aussitôt pour la durée de la guerre au titre du 12ème Régiment de Cuirassier (un régiment de blindés dotés de chars) appartenant à la célèbre 2ème Division Blindée du général Leclerc qui a fait serment en 1941 dans la modeste palmeraie de Koufra, en Libye de libérer l’Alsace et Strasbourg.

C’est avec elle, que le cavalier SANSPEUR arrive en Angleterre en avril 1944, puis débarque en France le 10 juillet 1944.

Avec sa division, il fait la campagne de Normandie, participant aux combats du Mans, d’Alençon, de la forêt d’Ecouves ; puis c’est la course vers Paris, les combats d’Argentan, d’Etampes, la bataille pour la libération de Paris.

C’est au cours de cette bataille, que Maurice SANSPEUR obtient une très belle citation à l’ordre du Corps d’armée :

« Chargeur radio froid et courageux, le 25 août 1944, près de la gare des Invalides, a, par sa précision, permis la destruction de nombreux ennemis, dans des conditions difficiles du fait de la mort de son chef de char et de la destruction de deux autres chars du peloton. »

Puis c’est la campagne d’Alsace et la libération de Strasbourg en novembre 1944, la réalisation du serment de KOUFFRA.

La 2ème DB est envoyé alors vers l’Atlantique pour participer à l’anéantissement de la poche de Royan.

Muté au 1er régiment de cuirassier en octobre 1945, le maréchal des logis SANSPEUR restera deux ans en zone d’occupation en Allemagne et quittera le service actif le 1er novembre 1947, nanti de son certificat de bonne conduite. Il a alors 19 ans.

Le maréchal des logis SANSPEUR était chevalier de la Légion d’Honneur, de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 39/45 avec étoile de vermeil, de la médaille des Evadés, de celle d’interné-résistant, des Croix du combattant volontaire et volontaires de la Résistance et d’autres, dont la médaille commémorative 39/45 avec agrafes « Libération – Allemagne ». Il portait fièrement l’insigne américain de la « Presidential Unit Citation » décerné à la 2ème Division blindée du général Leclerc.

Il était aussi invalide à 100% des suites de son internement en Espagne.

Aujourd’hui, tout le monde se pare aisément du titre de résistant.

Notre camarade Maurice l’a été dans les faits. Résistant puis combattant en uniforme, il demeure un exemple pour nous tous.

Notre section Languedoc sud des membres de la Légion d’Honneur Décorés au Péril de Leur Vie est fière de l’avoir compté parmi ses membres.

 Sanspeur

Hommage lu par Michel Bain, chargé de mission AMLH/DPLV/LS, le 24 juillet-13 aux obsèques de Maurice Sanspeur au centre funéraire de GRAMMONT/MONTPELLIER.

Présidents d’associations AC présents : Mr Robert Bayle, président de la section Languedoc sud de l’AMLH/DPLV – Mr Alexis LAURENT, président départemental de l’association Rhin et Danube.

Drapeaux présents : ceux des associations ci-dessus

Remerciements : à madame Marie Sanspeur, fille du défunt, qui nous a transmis les documents militaires de son père.

decoration Maurice Sanspeur

ELOGE DU CAPITAINE Henry LELOUP, décédé le 24 juin 2013

ELOGE DU CAPITAINE Henry LELOUP, décédé le 24 juin 2013

CNE Henry LELOUP 1942

Henry LELOUP fait partie de la génération de ceux qui ont connu 3 républiques, l’état français du maréchal Pétain, le gouvernement provisoire du général De Gaulle. Pour lui, seule la France comptait.
Notre camarade, le capitaine Henry LELOUP est né à Metz en 1920 d’un père officier, dans ce qui fut la Lorraine allemande de 1870 à 1918 et le redeviendra de 1940 à 1945, province française où le patriotisme est viscéral.
Henry s’engage au 59ème régiment d’artillerie an août 1938.
Promu maréchal-des –logis, il participe à la campagne de France en 1940, est blessé à RAON/plaine (Vosges) et fait prisonnier par les allemands à DONON.

Rawa Ruska Après trois tentatives d’évasion, il est transféré au camp de Rawa Ruska en 1942, en Ukraine, camp disciplinaire aux dures conditions de survie entraînant une mortalité très importante (60% ?).
Le jeune Leloup, qui parle allemand, s’en évade en 1943 et rejoint la France non encore occupée. Brièvement rengagé à Montpellier, il rejoint le maquis de l’Organisation de la Résistance Armée de l’Aveyron en août 1944, fait partie de la Brigade légère du Languedoc qui est incorporée au 80ème régiment d’infanterie, au sein de la 1ère Armée du général De Lattre.


Une nouvelle fois, le sergent-chef Leloup est blessé à VLLANGE-NEUF en novembre 1944. Brevet de chef de section en poche, il reste en zone d’occupation en Allemagne jusqu’en août 1947 avec le 159ème Régiment d’Infanterie Alpine.
Il termine la campagne de libération de la France avec deux citations, dont l’une pour sa brillante conduite à l’attaque de la colonne allemande de répression en août 1944 « au moulin de Clary, au combat de Flavin » poursuivant l’ennemi avec son unité « jusqu’à Montpellier ».
De retour en France, promu adjudant-chef, il suit une formation d’instructeur en éducation physique et sportive à Pau et Antibes durant un an.
Puis c’est le départ pour un premier séjour en Indochine où il débarque début juillet 1950, séjour qu’il effectue au sud-Vietnam, dans le secteur de CANTHO. L’adjudant-chef Leloup y gagne deux citations, deux comme chef de section « possédant au plus haut point les qualités de décision, d’audace et de volonté », « doué d’une énergie farouche, de grandes qualités manoeuvrières et d’un réel sens du combat… entraîneur d’hommes remarquable »… Et une troisième comme sous-
lieutenant à la tête d’une compagnie d’instruction : « splendide officier, instructeur et combattant de tout premier ordre… » .
De retour en France en septembre 1952, il est affecté à COLMAR et repart en novembre 1954 en Indochine comme instructeur à l’Ecole des enfants de troupe de DALAT qu’il quitte pour l’Ecole d’application de l’infanterie de SAINT MAIXENT début 1956.
Affecté au 9ème Zouave au Maroc en 1958, le lieutenant Leloup, promu capitaine, participe à la réorganisation des Forces françaises marocaines et rejoint l’Ecole spéciale militaire interarmes de Coëtquidan le 1er juillet 1961.
Notre camarade fait valoir ses droits à la retraite deux ans plus tard, à 25 ans de service, et entame une deuxième carrière civile à Montpellier, y reprenant la société de son père, spécialisée dans les extincteurs, prenant sa retraite définitive en 1986.
Le capitaine Henry Leloup était chevalier de la Légion d’Honneur, titulaire de la croix de guerre 39/45 avec 2 citations, de celle des Théâtres d’opérations extérieures avec 3 citations, de la croix du Combattant volontaire de la résistance, de la Médaille des évadés, … et de nombreuses médailles commémorative.
Notre section est fière de l’avoir compté parmi ses membres.
Ses obsèques ont eu lieu le 28 juin-13 en la salle des cultes du centre funéraire de Grammont (Montpellier) en présence de sa famille. Notre camarade avait exprimé le souhait qu’il n’y ait pas d’autre drapeau que le nôtre, celui de l’AMLH/DPLV/LS.
Nous étions quatre présents de notre section Languedoc sud pour lui rendre hommage : le président Robert Bayle, Roger Fiorio, Jacques Bouthier, Michel Bain avec le drapeau.


Michel Bain a prononcé son éloge.
Notre plaque mortuaire a été remise à la famille.
Nous remercions particulièrement Mme Vergnettes-Leloup, fille du défunt qui nous a donné avec une ferveur filiale profonde, les éléments en sa possession pour rendre l’hommage qu’il méritait à son père.

decoration Henry LELOUP

Hommage au capitaine Joseph GABRIELLI

Hommage au capitaine Joseph GABRIELLI, décédé le 20 juin 2013

algérie2       CNE Joseph GABRIELLItrain

 Notre camarade Joseph Gabrielli est né en Haute Corse en 1929.
Attiré par le métier des Armes, il s’engage en avril 1946 dans l’Arme du Train, servant successivement à Dijon et à AUXONNE au 527ème Groupement du Train. Gabrielli suit les différents pelotons, promu brigadier, brigadier-chef et maréchal des logis en octobre 1948.
Un an après, il part pour l’Indochine et débarque à HAÏPHONG fin novembre 1949. Quelques jours lus tard, affecté à la 71ème Compagnie de circulation routière, il rejoint LANGSON, sur la route coloniale N°4, qui longe la frontière de Chine. Les légionnaires du 3ème Etranger tiennent les postes jalonnant cette route jusqu’à CAO BANG.
La récente victoire des forces communistes en Chine rend la situation très difficile sur la frontière et le commandement décide l’évacuation de la garnison la plus éloignée, celle de CAO BANG en septembre 1950. Une forte colonne aux ordres du colonel Lepage doit venir prêter main forte à celle descendant de Cao Bang. Le sergent Gabrielli fait partie de la colonne Lepage.
La fortune de guerre n’est pas favorable à nos troupes et la garnison de CAO BANG comme la colonne de secours sont anéanties au cours des combats autour de DONG KHE, dans les dix premiers jours d’octobre. C’est en tentant de rejoindre le poste de THAT KE, que Joseph est fait prisonnier par les soldats du Vietminh.
Voici le texte de la citation à l’ordre de l’Armée qui lui sera décernée à son retour de captivité en septembre 1951 :
Sous-officier de tout premier ordre, calme e courageux, vient de donner au cours des sanglants combats de DONG KHE CAO BANG, avec la colonne Lepage dont il faisait partie, de nouvelles preuves de courage et de dynamisme.
« Volontaire pour l’évacuation des blessés de POMA, a accompli sa mission d ‘une manière parfaite. Le 5 octobre, accompagné d’un autre sous-officier et d’un petit détachement assura la protection d’un important convoi de blessés dans la région de DONG KHE, ou malgré une forte attaque rebelle limita les pertes à quelques blessés.
A ramené avec un autre camarade le colonel Lepage blessé dans les lignes françaises.
Après avoir participé effectivement aux combats du 3 au 7 octobre, privé de vivres et de munitions, se battant à l’arme blanche, c’est vaincu par la famine et les souffrances physiques qu’il fut fait prisonnier le 7 octobre 1950. »
Joseph restera 14 mois prisonnier des viets, survivant dans des conditions extrêmes de dénuement, de malnutrition, d’endoctrinement communiste aux côtés de camarades dont un grand nombre n’ont pas survécu à pareil régime.
De retour en France à la veille du Nouvel An 1952, il est affecté à Grenoble, puis, avec le grade de maréchal des logis chef, il rejoint en 1954, la 85ème compagnie de quartier général en Allemagne à LANDAU.
En avril 1956, c’est le départ pour l’Algérie où il restera jusqu’en 1962, promu adjudant peu après son arrivée, adjudant-chef en 1960. Les quatre premières années, il servira dans l’Infanterie à Bordj de l’Agha pendant 8 mois dans le sud algérois, puis dans le Train en région saharienne passant de l’une à l’autre d’oasis aux noms évocateurs : Laghouat, Edjeleh, Fort Flatters, Tamanrasset, In Salah.
Il y gagne 3 citations dont une à l’Ordre de l’armée et la Médaille militaire comme chef de section à la 1ère Cie auto saharienne « chef de section brave et remarquable entraîneur d’hommes au cours de combats dans le djebel LAOUIZ (territoires du sud) et au djebel MOKNA (région d’AFLOU).
En 1960, il rejoint le centre d’instruction du Train à Alger.
L’adjudant-chef Gabrielli quitte l’Algérie en juin 1962.
Nommé sous-lieutenant le 1er janvier 1967, capitaine en 1973, Il alternera les séjours en Allemagne et en France (Mulhouse) jusqu’en 1976, année où il entame une nouvelle carrière d’attaché de préfecture.
Le capitaine Joseph GABRIELLI était commandeur de la Légion d’Honneur, médaillé militaire, titulaire de la croix de guerre des TOE avec 1 palme, de la Valeur Militaire avec 3 citations dont 1 palme.
Ses obsèques ont eu lieu en l’église St Vicent de Castelnau-le-Lez le lundi 24 juin-13. 3 drapeaux étaient présents (Section locale de la SMLH34, ALAAI et le nôtre).Présidents présents : comité SMLH/pic St Loup, ALAAI. Une modeste délégation de notre section (Jacques Bouthier et Michel Bain avec le drapeau) y assistait bien que Gabrielli n’appartint pas à notre association, mais il avait été membre de l’UDLH/DPLV créée par le colonel FOUCHER. 3 rescapés des camps viets étaient présents dont notre camarade Francis Turelier.

Joseph GABRIELLI

Éloge du lieutenant-colonel Armand Cazalet

LCL CAZALET Armand

 

Éloge du lieutenant-colonel Armand Cazalet
Prononcé par le général Jacques Pigeaud
En l’église de Castelnau-le-Lez le 21 mai 2013

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En tant que doyen des Saint-Cyriens de la région, et comme ancien du lieutenant-colonel Cazalet – moi de la "Charles de Foucault 41/42" et lui de la "Croix de Provence 1942" – il m'a été demandé de prononcer une courte allocution au cours de cette cérémonie.

Appelé de la classe 40, puisque né en 1920, Armand Cazalet, qui passe par les Chantiers de Jeunesse à Saint-Pons, s'engage au 8ème Régiment d'infanterie à Montpellier, puis prépare Saint-Cyr pour faire partie de la promo 42 à Aix-en-Provence, où il se trouve donc être de mes jeunes.

Membre de l'ORA (Organisation de Résistance de l'Armée) et au Maquis en 43-44, il est ensuite élève à l'École de Cherchell en Algérie. Entre 1947 et 1953, il sert en Indochine au 2ème Régiment étranger d'infanterie (REI) au premier séjour et au 1er Régiment de tirailleurs algériens (RTA) au second. Il y est blessé et mérite pas moins de 9 citations dont certaines à l'ordre de l'armée.

On le retrouve au Maroc dans le Rif en 55/56 puis en Algérie au 51ème RI entre 58 et 61 où il mérite 2 nouvelles citations, soit 11 au total, ce qui lui a valu de recevoir des mains du commissaire-général de division 2s Cambon de Lavalette la cravate de commandeur de la Légion d'Honneur le 18 juin 2002.

Je ne résiste pas au désir de vous lire des extraits des citations qui ont été décernées à notre ami en Indochine :
« Magnifique officier d'un calme courage, possédant parfaitement le sens du combat de l'infanterie. »
« Commandant de compagnie d'un exceptionnel courage, a réussi à reprendre pied dans le village de Duong Tuog tenu par l'ennemi, en a chassé les rebelles à l'aube par un assaut qui a surpris l'adversaire ».
« Commandant de compagnie de tout premier ordre, calme et réfléchi, a participé à toutes les opérations du Bataillon depuis un an. S'est particulièrement distingué à Ngoc Thap où son point d'appui étant attaqué par un fort élément ennemi, en même temps que des tirs de mortier tombaient sur sa position, a repoussé l'assaillant lui causant des pertes sérieuses. »

A la retraite à Castelnau-le-Lez en 1970, il se consacre à l'histoire où il fait preuve d'une solide culture.
Il était membre de plusieurs associations d'anciens combattants ou d'anciens militaires où ses activités et son dévouement étaient bien connus de tous.
Au nom des Saint-Cyriens et de ses amis militaires de notre entourage, j'adresse à son épouse Odette, à ses quatre enfants et à toute sa famille nos regrets, notre sympathie et nos sincères condoléances.

Cazalet

Eloge funèbre du Général Pierre GRASSER

ELOGE FUNEBRE DU Général Pierre GRASSER,

prononcé à ses obsèques le 18 mars 2013 en l'église Notre Dame de l'Espérance de Montpellier
par le Général de division (gendarmerie) Georges DELCLOS,
Président de la Saint-Cyrienne pour l’Hérault
Général Pierre  Grasser
 
Nous sommes réunis ici pour un dernier hommage au Général Pierre GRASSER dont la carrière militaire peut illustrer un livre d'histoire sur la 2ème moitié du XXème siècle et servir d'exemple aux nouvelles générations d'officiers.
Cette carrière s'articule en 4 périodes ponctuées par la scolarité à St-Cyr, le diplôme d'état-major, l'école de guerre, l'IHEDN.
De la première période, Résistance et Libération, nous retiendrons que dès l'âge de 17 ans le jeune Grasser montre sa détermination patriotique en participant le 11 novembre 1940 à la manifestation des lycéens et étudiants à l'Arc de Triomphe à Paris.
Naturellement, il refuse le service de travail obligatoire en Allemagne et rejoint en 1943 l'organisation de résistance de l'armée, prenant sa part aux actions du groupe Liénard.
Naturellement il s'engage en août 1944 au 2ème bataillon de choc de la 5ème division blindée avec lequel il participe à la campagne d'Alsace.
 
Admis à St-Cyr, il suit la scolarité de la promotion Rome et Strasbourg à Cherchell en 1944- 1945 et, sorti dans l'infanterie, il choisit de servir au 13ème BCA qui le conduit en Autriche.
Pas pour longtemps car il part en Indochine en décembre 1946.
Il va vivre une vraie épopée indochinoise, en 2 séjours entrecoupés d'un bref retour en Autriche.
De décembre 1946 à octobre 1949, il sert d'abord au 1er RIC en Cochinchine où il est gravement blessé puis, une fois rétabli, au 21ème RIC au Tonkin.
D'avril 1952 à juillet 1954, il sert dans le secteur du sud-ouest cochinchinois au 1er bataillon mixte d'extrême-orient puis à l'état-major du secteur.
Titulaire de 3 citations il est fait chevalier de la légion d'honneur à titre exceptionnel.
 
De retour en France et affecté en novembre 1954 au 159ème RIA, il embarque en août 1955 pour l'Algérie. Vont alors suivre huit années intensément vécues:
  • commandement du quartier de Beaupretre et Tizi Renif en Kabylie,
  • participation au centre d'entrainement du Colonel Bigeard,
  • deuxième bureau du commandant en chef , avec la capture du chef de la wilaya de Blida,
  • participation à l'opération aéroportée de Bizerte.
Entre ces activités, il a eu l'occasion de reprendre son souffle, si l'on peut dire, au stage du DEM, lors d'une affectation au 3ème bureau de l'EMAT, et en suivant le stage Parachutiste.
 
Reçu à l'Ecole Supérieure de Guerre en 1963, il quitte l'Algérie pour Paris.
A l'issue de son stage il entre dans une alternance de postes d'état-major et de temps de troupe notamment au 8ème Groupement de Chasseurs dont il sera chef de corps et à la division Emploi de l'EMAT.
Après l'IHEDN, il est en 1975, en raison de ses connaissances de l'Allemagne et de la langue allemande, nommé chef de la Mission de Liaison du CCFFA à Bonn auprès du gouvernement fédéral. Il y sera nommé général en mars 1980.
Passant en 2ème section, il se retire à Montpellier.
Des nombreux titres du général Grasser, je citerai ses grades de commandeur de la Légion d'Honneur et de l'Ordre National du Mérite, ses 6 citations dont 2 à l'ordre de l'Armée, ses 2 blessures de guerre.
 
Le général Grasser était membre de nombreuses associations et pendant huit ans qui ont suivi sa nomination en 2ème section, il a participé à la préparation des candidats à l'ESG, démontrant une fois encore sa sociabilité et son esprit de camaraderie.
 
Nous remercions le Général Grasser pour l'exemple qu'il nous a donné.
 
Le général Grasser s'était marié en février 1952. Son épouse qui l'a soutenu tout au long de cette carrière foisonnante est décédée en juin 2005. Les voici aujourd'hui réunis et nous leur dédions nos prières.
Nous présentons enfin nos condoléances à Mme Marie-Paule Grasser et à sa famille.
 
Le général Grasser était membre de notre section Languedoc sud de l'AMLH/DPLV. Roger Fiorio(président de section), Robert Bayle, et notre porte-drapeau, François Derrien, étaient présents aux obsèques. Notre plaque mortuaire a été remise à la famille du défunt.